Le Havre : un enfant découvert seul au milieu de déchets et de charognes

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Le Havre : un enfant découvert seul au milieu de déchets et de charognes
Le sol de l'appartement était jonché de détritus. @ JOEL SAGET / AFP (image d'illustration)
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La mère de l'enfant a été placée en garde à vue lundi, après avoir laissé son enfant seul dans l'appartement au milieu de détritus et de cadavres d'animaux. 

Une jeune femme a été placée en garde à vue, lundi au Havre, en Seine-Maritime, pour avoir laissé son enfant de trois ans seul dans son appartement au milieu de détritus, d'excréments et de cadavres d'animaux, a-t-on appris de source policière. Peu après minuit, dans la nuit de dimanche à lundi, alertés par des voisins qui entendaient un enfant crier, les policiers de la brigade de protection de la famille se sont rendus dans un immeuble du centre du Havre, dans le quartier du Rond-Point. Ils ont été contraints de défoncer la porte pour pouvoir entrer.

L'enfant a été hospitalisé. "Il était presque impossible de marcher sur le sol jonché de vêtements, d'objets divers, d'immondices, de couches usagées et d'excréments", a indiqué un policier. "Il y avait aussi des cadavres d'animaux en décomposition, un chien et deux chats", a-t-il ajouté. L'enfant, un petit garçon, a été retrouvé dans un lit à barreaux, sur un matelas, où il n'y avait ni draps ni couvertures, seulement une peluche. "Il a été hospitalisé mais il n'est pas, apparemment, en mauvaise santé", a précisé le policier. 

Un squat pendant son absence ? La mère, âgée de 21 ans, d'origine brésilienne, ne s'est rendue dans l'appartement que lundi matin. Voyant que son fils ne s'y trouvait plus, elle s'est rendue d'elle-même à la police. Elle a été interrogée tout au long de la journée et sa garde à vue a été prolongée de 24 heures. "Nous ne sommes pas satisfaits de ses explications", a indiqué un policier. La jeune femme affirme qu'une copine devait venir garder son enfant et que l'état de son appartement résulte d'un squat pendant son absence. Si elle devait être mise en examen, elle risquerait sept ans de prison pour délaissement d'enfant et deux ans pour les actes de cruauté envers ses animaux.