La vidéo d'un CRS lynché à Nantes enflamme le web

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Une vidéo, qui aurait été tournée début mai à Nantes lors d'une manifestation contre la loi Travail, montre un CRS passé à tabac par une poignée de manifestants.

[Attention : la vidéo ci-dessus peut choquer]

Les images sont particulièrement choquantes. Sur sa page Facebook, le groupe "Émeute nantaise" a publié samedi une vidéo, a priori tournée le 3 mai lors d'une manifestation contre la loi Travail. On y voit un CRS, seul face à des manifestants dans une rue piétonne du centre-ville de Nantes. Armé de sa matraque et peut-être d'une grenade lacrymogène, il s'avance vers eux en essayant de les faire reculer. L'homme qui filme la scène hurle au fonctionnaire : "Vas-y, fils de p... Allez, c'est filmé !".

Des coups de pied et des coups de poing. À ce moment, le CRS se met à courir en direction des manifestants. Un premier homme arrive par derrière et lui assène un coup de pied au niveau des jambes, mais le CRS reste debout. Très vite, à tour de rôle, plusieurs hommes se jettent sur lui et le frappent à coups de poing et coups de pied. Le fonctionnaire perd sa matraque dans l'affrontement et se retrouve au sol. Rapidement, les agresseurs se rapprochent de lui et lui enlèvent son casque de protection, avant de le passer à tabac. 

Un homme de 18 ans mis en examen. Dimanche soir, la vidéo avait déjà été visionnée plus de 7 millions de fois. Sur sa page Facebook, "Émeute nantaise" félicite les agresseurs. "Bravo de l'avoir calmé", est-il écrit. "Une pensée au copain en taule pour une balayette, qui va être jugé pour 'tentative d'homicide volontaire'", est-il indiqué par ailleurs. Le 3 mai en effet, des photos d'un CRS à terre avaient circulé sur Twitter notamment. Un jeune homme de 18 ans a depuis été mis en examen pour tentative d'homicide et a reconnu avoir fait chuter le CRS mais pas de l'avoir frappé.

Le fonctionnaire, un commandant de police de 51 ans, a eu le nez cassé nécessitant huit points de suture et une plaie à l'arrière du crâne pour laquelle il a reçu sept points de suture. Six autres policiers et un gendarme avaient été blessés à Nantes la même journée.