Imprimerie de Dammartin : jusqu'à 500.000 euros versés par l'Etat

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Imprimerie de Dammartin : jusqu'à 500.000 euros versés par l'Etat
L'imprimeur de Dammartin-en-Goële, Michel Catalano et sa femme.@ EUROPE 1/Sébastien Guyot
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L'imprimeur Michel Catalano a reçu une lettre signée de Manuel Valls, confirmant les promesses de l'État de lui verser une aide financière pour la reconstruction du bâtiment, détruit lors de l'assaut contre les frères Kouachi.

L'indemnisation arrive enfin pour le patron de l'imprimerie de Dammartin-en-Goële. C'est dans son entreprise que la cavale des frères Kouachi a pris fin il y a presque neuf mois, en janvier dernier. C'est là qu'ils ont été abattus par les forces de l'ordre. Depuis, Michel Catalano se bat pour reprendre son activité et rénover ses locaux. Le 15 juillet dernier, l'imprimeur de Dammartin-en-Goële a reçu une lettre signée de la main de Manuel Valls, confirmant les promesses de François Hollande d'une aide financière conséquente pour reconstruire son bâtiment, révèle Le JDD. Michel Catalano recevra donc 500.000 euros, une subvention attribuée au titre du Fonds national d’aménagement du territoire, que Manuel Valls souhaite "simple et rapide".

Compléter les sommes versées par les assurances. Les choses devraient donc aller vite à présent. La sous-préfecture de Seine-et-Marne doit rapidement prendre contact avec Michel Catalano pour les modalités de versement. Cette somme complètera celles versées par les assurances.

Revenir dans son imprimerie au mieux en avril 2016. Avec cet argent, Michel Catalano pourra envisager "la reconstruction des locaux rendus inutilisables par l’intervention des forces de l’ordre ainsi que le redémarrage de l’activité et le maintien des emplois", précise la lettre consultée par le JDD.

Michel Catalano compte bien se réinstaller dans son imprimerie au mieux en avril 2016. Pour éviter que ce retour à l'imprimerie, hantée par la présence des Kouachi, ne soit trop difficile, l'imprimeur prévoit de modifier l'architecture du lieu. Michel Catalona espère ainsi "ne pas avoir trop de souvenirs qui émergent en venant travailler", explique-t-il.

Loin du chiffres d'affaires d'avant l'assaut. En attendant de réhabiliter les lieux, il loue un local à quelques kilomètres de son imprimerie. Mais ces nouveaux locaux ne lui permette pas de réaliser le chiffre d'affaires nécessaire pour un à l'équilibre.