Haute-Corse : des soupçons d'agressions sexuelles dans une clinique psychiatrique

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Haute-Corse : des soupçons d'agressions sexuelles dans une clinique psychiatrique
Les jeunes victimes étaient hospitalisées dans la même unité psychiatrique que leur agresseur présumé@ PHILIPPE DESMAZES / AFP
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La direction de la clinique a émis deux signalements, d'après les témoignages de leurs jeunes patients, victimes présumées.

Une enquête a été ouverte par le procureur de Bastia la semaine dernière. Deux mineurs hospitalisés dans une clinique psychiatrique ont signalé des abus qu'ils auraient subis de la part d'un autre patient adolescent, rapporte Corse-Matin jeudi

Un comportement "inapproprié". Le mardi 11 avril, un adolescent traité pour des "troubles psychiatriques lourds" quitte la clinique de San Ornello. Immédiatement après son départ, d'autres jeunes patients dénoncent des abus dont ils auraient été victimes. Au moins d'eux d'entre eux concernent des faits d'agression sexuelle. Les soignants reconnaissent que ce patient s'est comporté de façon "inadaptée" durant son séjour, présentant des signes "d'agitation et de violence" et "refusant les soins".

Deux signalements. La direction de l'établissement visionne alors les enregistrements des caméras qui confirment la présence de l'adolescent mis en cause au sein de l'unité qui compte cinq lits. Mais aucun élément ne tend à confirmer la version des autres patients. Un premier signalement est tout de même transmis au parquet de Bastia dès le lendemain, un autre suivra quelques jours plus tard.

Une affaire sensible. Une enquête est alors confiée aux gendarmes de la brigade de recherches de Ghisonaccia mais la prudence reste de mise dans cette affaire qui concerne des "faits graves", selon une source proche de l'enquête. Ni l'Agence régionale de la Santé, ni le parquet ni même la direction de la clinique n'ont souhaité commenter l'affaire d'après Corse-Matin. On note seulement que "la sécurité dans des petites structures telles qu'elles existent en Corse est compliquée à assurer", d'après une source proche de l'enquête.