Une fausse bonbonne de gaz interrompt le trafic ferroviaire entre Caen et Cherbourg

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Une fausse bonbonne de gaz interrompt le trafic ferroviaire entre Caen et Cherbourg
Photo d'illustration@ AFP
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Le trafic a été totalement interrompu mercredi matin, entre Caen et Cherbourg, après la découverte d'une bonbonne de gaz – en réalité factice -, à proximité de Sainte-Mère-Eglise, dans la Manche.

La circulation ferroviaire était totalement coupée, mercredi matin, entre Caen et Cherbourg. Une bonbonne de gaz a en effet été retrouvée, vers 8 heures, à proximité des rails, à hauteur de la petite commune de Sainte-Mère-Eglise, dans la Manche.

"Ce qui devait arriver arriva". Les opérations de déminage, achevées en fin de matinée, d'après France Bleu, ont révélé que l'objet était en réalité factice et sans danger. D'après nos informations, un autocollant était collé sur la fausse bonbonne, portant l'inscription : "Et ce qui devait arriver AREVA". Ce slogan avait été utilisé dans une campagne lancée contre le géant du nucléaire, il y a quatre ans, par l'association "Sortir du nucléaire". Les voyageurs présents dans le train, stoppé à hauteur de Lison, ont été acheminés par car jusqu'à Cherbourg.

Des pétards sur les voies. Cet incident est-il lié au passage d'un convoi nucléaire, quelques heures auparavant ? Durant la nuit, un convoi nucléaire ayant quitté  la gare de Valognes à 2h40, a en effet été stoppé peu après. Le train a roulé sur des pétards et s'est alors arrêté en pleine voie. Selon nos informations, celle-ci a alors été inspectée, mais rien de particulier n'a été retrouvé.

Ce n'est que plus tard que la SNCF et les gendarmes ont trouvé la fausse bonbonne de gaz, à proximité des rails, en examinant de nouveau les voies. Raison pour laquelle les enquêteurs n'écartent pas l'hypothèse que l'objet ait été déposé après les pétards, une fois le convoi reparti.

Une enquête ouverte. La procureure de Cherbourg, sur place, devrait communiquer dans l'après-midi. Une enquête a été ouverte par le parquet de Cherbourg et confiée à la section de recherches de la gendarmerie. La SNCF, elle, prévoit un retour à la normale pour le début d'après-midi.