Essonne : violences urbaines après la mort d'un adolescent qui fuyait la police en quad

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Essonne : violences urbaines après la mort d'un adolescent qui fuyait la police en quad
@ GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
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Une quarantaine de jeunes ont cassé des vitres, des abribus et ont allumé des feux de poubelles

La mort d'un adolescent de Massy (Essonne), qui a percuté un bus en tentant d'échapper à la police sur son quad, a provoqué des violences urbaines dans cette ville de banlieue parisienne vendredi soir, a-t-on appris samedi de sources concordantes.

L'adolescent a succombé à ses blessures dans la nuit. Le jeune homme de 17 ans circulait sans casque dans la ville limitrophe d'Antony (Hauts-de-Seine) en fin d'après-midi, lorsqu'il a été repéré par des agents de la Brigade anti-criminalité (BAC). Les policiers se sont dirigés vers lui "à pied pour le contrôler" et l'adolescent a pris "la fuite en les apercevant", a rapporté la procureure de la République à Nanterre dans un communiqué. L'ayant perdu de vue, la patrouille a regagné sa voiture et croisé le fuyard quelques centaines de mètres plus loin. Les fonctionnaires l'ont vu amorcer "à vitesse très élevée" un virage à droite et percuter "violemment" un bus déjà "engagé dans l'intersection", a précisé la procureure, Catherine Denis. Hospitalisé dans un état grave, l'adolescent a succombé à ses blessures dans la nuit.

Deux personnes ont été interpellées. Sa mort a entraîné des violences urbaines vendredi soir autour du quartier du Grand Ensemble à Massy, où le jeune homme habitait, a rapporté une source policière.  Une quarantaine de jeunes ont cassé des vitres, des abribus et ont allumé des feux de poubelles, a-t-elle détaillé. Une section de CRS a été déployée et deux personnes ont été interpellées. Le calme a été rétabli samedi vers 02H00 du matin, selon cette source. Une enquête a été ouverte pour préciser les circonstances de la mort de l'adolescent. "Les premières constatations montrent que le conducteur était dépourvu de casque" et qu'il circulait sur un engin aux "pneus lisses", selon le procureur.