Elle lance une alerte à la bombe pour éviter la vente aux enchères de ses bijoux

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Elle lance une alerte à la bombe pour éviter la vente aux enchères de ses bijoux
Son geste désespéré lui a valu vendredi une peine de prison avec sursis.@ AFP
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Son geste désespéré lui a valu vendredi une peine de prison avec sursis.

Inquiète à l'idée de voir ses bijoux dispersés aux enchères au Mont-de-piété de Nancy, une quinquagénaire avait déclenché une alerte à la bombe pour empêcher la vente. Le tribunal de grande instance de Nancy a condamné cette mère de trois enfants à 4 mois d'emprisonnement avec sursis et à 140 heures de travail d'intérêt général.

"Il ne s'agissait pas d'objets lambda mais de bijoux auxquels elle tenait. Surrendettée auprès de la Banque de France, elle était enfermée dans une situation dont elle ne savait pas comment sortir", a fait valoir l'avocate de la défense, Me Marjorie Taillon. Elle encourait une peine de 2 ans d'emprisonnement.

Endettée et désespérée. Cliente du Crédit municipal, auprès duquel elle avait contracté un prêt d'un montant de 1.200 euros qu'elle n'était pas parvenue à rembourser, cette auxiliaire de vie au chômage depuis octobre 2015 avait été contrainte de mettre des bijoux de famille en gage. Avec son époux, au chômage également, elle est sous le coup d'une expulsion de leur logement. 

Vendredi dernier, elle avait cru comprendre que ses bijoux devaient être mis en vente dans une salle d'enchères à Nancy. "J'ai voulu empêcher la vente de mes bijoux", a-t-elle concédé à la barre pour expliquer la série d'appels qu'elle a passés ce jour-là à la salle des ventes pour l'informer qu'elle y avait déposé des bombes.

Le quartier a été bouclé. Le bâtiment avait été évacué et le quartier bouclé. "Ce geste a eu pour conséquence l'annulation des ventes prévues ce qui a entraîné des pertes sèches et un manque à gagner", a déploré l'avocat des parties civiles, Me Patrice Buisson. Il a réclamé 7.943 euros de dommages et intérêts pour le Crédit municipal et 17.027 euros de dommages et intérêts pour la salle de ventes, ainsi que 1.000 euros pour atteinte à l'image de marque, un point qui sera examiné lors d'une audience ultérieure.