COP21 : 289 interpellations, dont 174 gardes à vue, après des heurts entre CRS et manifestants

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COP21 : 289 interpellations, dont 174 gardes à vue, après des heurts entre CRS et manifestants
@ JOEL SAGET / AFP
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Plusieurs dizaines de manifestants encagoulés et vêtus de noir ont jeté des bouteilles en verre contre les CRS.

EN IMAGES

Des échauffourées ont éclaté dimanche après-midi sur la place de la République, à Paris, entre des manifestants, pour certains le visage masqué et jetant des projectiles, et les forces de l'ordre. 289 interpellations ont été effectuées dans le cadre de ces heurts qui ont éclaté lors d'une manifestation en marge de la Cop 21. 174 personnes sont en garde à vue, a annoncé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve dimanche soir.

Les forces de l'ordre "ne peuvent être détournées de leurs missions prioritaires", a martelé le ministre, faisant référence notamment à la sécurisation de la conférence sur le climat. "Aucun amalgame ne saurait être fait entre des manifestants de bonne foi et ces groupes qui n'ont toujours eu qu'un seul dessein: profiter de rassemblements responsables et légitimes pour commettre des violences inacceptables", a encore dénoncé Bernard Cazeneuve.


échauffourée Cop 21 Place de la République

FRANCOIS GUILLOT / AFP



Des lancées de bougies et une boule de pétanque. Plusieurs dizaines de manifestants encagoulés et vêtus de noir ont jeté des bouteilles en verre contre les CRS qui avaient bloqué les accès à la place et qui ont répliqué à coups de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes. Aucune manifestation n'est autorisée depuis la mise en place de l'état d'urgence après les attentats du 13 novembre. "Ce sont des petits groupes violents qui s'en sont pris aux forces de l'ordre avec des projectiles" comme des "bougies voire une boule de pétanque", a indiqué le préfet de police, précisant que personne parmi les manifestants ou les policiers n'avait été blessé. 

>> Des projectiles ramassés Place de la République par la police :


Projectiles 1280

Préfecture de police



Besancenot parmi les manifestants. Ces "petits groupes" dont certains "le visage masqué" et "porteurs de projectiles" ont "essayé de passer" à travers le dispositif policier. Quelque 200 à 300 d'entre eux ont donc été "canalisés" par les forces de l'ordre sur la place et, parmi eux, une centaine interpellés, a détaille le préfet. Parmi les manifestants encerclés par les forces de l'ordre figurent plusieurs dizaines de membres d'Alternative Libertaire, d'Ensemble et du Nouveau Parti anticapitaliste... dont l'ancien candidat à la présidentielle Olivier Besancenot. 

>> Difficile, toutefois, de reconnaître des visages sur les images :


Manifestation

Préfecture de police



Hollande et Valls dénoncent. François Hollande a dénoncé une action "scandaleuse" d'"éléments perturbateurs", peu après son Premier ministre qui a évoqué des incidents "indignes" et appellé à "respecter la mémoire des victimes" des attentats. 

Une chaîne humaine... Outre ces affrontements, plusieurs milliers de militants écologistes se sont donnés la main dimanche à Paris et dans plusieurs villes de France, à la veille de l'ouverture de la Conférence sur le climat. Dans la capitale, des défenseurs de la planète ont en effet contourné l'interdiction de manifester en formant une chaîne humaine entre les places de la République et de la Nation, sur le trottoir du boulevard Voltaire. Cette opération a réuni 4.500 personnes, selon la préfecture de police, et de 9.400 à 11.200, selon l'association Alternatiba. 



... Et des chaussures pour la Cop 21. D'autres étaient venus déposer sur le parvis de la place de la République plusieurs milliers de paires de chaussures censées symboliser les manifestants qui n'ont pu se rassembler. Parmi les chaussures rangées en lignes droites, figuraient une paire déposée au nom du secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, qui a également laissé un bref texte manuscrit, et une autre au nom du pape François. 


chaussures, république, AFP

© AFP


Pour ces deux dernières manifestations pacifiques, la police dit ne pas avoir décidé d'intervenir dans la mesure où les manifestants n'ont pas entravé l'espace public, ni provoqué de débordements, avant de se disperser en milieu de journée.