Deux militaires vigipirates devant la justice

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Deux militaires vigipirates devant la justice
Fortement alcoolisé, un militaire a menacé plusieurs personnes avec son arme de service, un Famas.@ LOIC VENANCE / AFP
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Les militaires ont été déférés au parquet de Chambéry après avoir menacé plusieurs personnes avec un fusil d'assaut à la sortie d'une boîte de nuit.

Deux militaires en mission Vigipirate ont été déférés au parquet de Chambéry mardi matin. Dans la nuit de samedi à dimanche, un de ces militaires, alors hors service, une première classe du 2e RIMA du Mans, s'était fait violemment frapper alors qu'il tentait de s'interposer dans une bagarre à la sortie d'une discothèque. Un sergent de son unité qui l’accompagnait décide alors de retourner à leur casernement et revient avec deux Famas, des fusils d’assaut. "A ce moment là, ils ont tous les deux menacés un certain nombre de personnes avec les Famas" a précisé mardi le procureur Thierry Dran. "Ils rentrent après à leur caserne". Mais le première classe, fortement alcoolisé veut ressortir, et reprend la Famas.

Il menace les policiers. C'est à ce moment là que la police, alertée par le voisinage intervient. "Le militaire menace les policiers avec son arme", détaille le procureur. "Finalement ce sont les collègues du première classe qui le ceinture et le désarme. C’est comme ça qu’il a pu être interpellé", ajoute-t-il.

"Cela peut créer l'émoi". "On ne peut pas tolérer que des gens qui sont hors service, en civil, font des faits de cette nature parce qu'ils ont bu", déplore Thierry Dran. "Pensez aux gens qui se retrouvent nez à nez avec des gens qui sont en civil et qui portent des fusils d’assaut. Cela peut créer un certain émoi". 

"Des souvenirs douloureux au Mali". Lors de son audition, le jeune homme de 22 ans a expliqué son geste par le traumatisme subi de son passage à tabac et les souvenirs douloureux de son récent déploiement au Mali.

Jugés en comparution immédiate vendredi. Le parquet a requis le placement en détention provisoire de deux des trois militaires dans l'attente de leur jugement en comparution immédiate vendredi. Le juge des libertés et de la détention doit se prononcer dans la journée sur ce point.