Des sites français piratés par des hackers tunisiens

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Des sites français  piratés par des hackers tunisiens
Le site de la police municipale de Saint-Mandé, dans le Val-de-Marne, piraté par des hackes tunisiens.@ Capture d'écran
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Les hackers de Tunisia Fellaga Team, qui ont déjà piraté de très nombreux sites en France, se sont notamment attaqués aux sites de la mairie et de la police municipale de Saint-Mandé.

INFO EUROPE 1

Le groupe de pirates islamistes "Tunisia Fellaga team" s’attaque une nouvelle fois aux sites français. Après avoir notamment piraté l'ancien site du ministère de l’Emploi, et le nouveau site du ministère de la Formation professionnelle et de l’emploi, les hackers s’en prennent aux sites de la police municipale et de la mairie de Saint-Mandé, dans le Val-de-Marne. Ils ont également piraté vendredi le site de l’université Paris-Diderot et celui de l’université de Reims.

Des pirates "anti-Etat islamique". Sur les sites hackés, toujours la même présentation : le logo d’un homme portant un keffieh noir, un aigle noir à sa droite et le drapeau de la Tunisie à sa gauche. Ces pirates tunisiens se réclame de la "cyber résistance en Tunisie", mais précisent bien qu’ils ne sont pas affiliés à l’Etat islamique. Ils disent "déclarer la guerre à la France", présenté comme un pays "anti-musulmans". Sur les pages d’accueil piratées figurent de nombreuses photos de crimes commis contre les musulmans dans différents pays du monde : Nigeria, Centrafrique, Palestine, Syrie, etc.

Le "guichet unique" de la mairie inaccessible. Le site de la police municipale de Saint-Mandé est totalement inaccessible. Sur celui de la municipalité de la ville, seule la rubrique "guichet unique", mis en place par la direction de la famille de la ville, a été piratée. Cette rubrique concerne les inscriptions sur les listes électorales, les demandes de copies d’actes d’état civil, le paiement de la cantine ou encore les demandes de logements sociaux, détailleLe Parisien.

D’autres pays visés. Le groupe de pirates s’est également attaqué à l’une des rubriques du site de l’université de Paris-Diderot et de l’université de Reims. Sur sa page Facebook, "Tunisia Fellaga team" liste tous les sites attaqués le 1er janvier, une soixantaine au total, notamment en Russie et au Brésil.

Des attaques courantes. Ce genre d’attaque, mené par des pirates islamistes, est relativement courant. "Les pirates recherchent des sites n’ayant pas appliqué les mises à jour de sécurité récentes à la recherche d’une faille, sans nécessairement viser un site en particulier", explique Le Monde. Les hackers remplacent ensuite la page d’accueil des sites piratés par un message de revendication.