Ces djihadistes français dans le collimateur des autorités

  • A
  • A
Ces djihadistes français dans le collimateur des autorités
@ Reuters
Partagez sur :

LE CHIFFRE - Selon le dernier décompte dressé jeudi par les magistrats antiterroristes, 1.100 Français sont impliqués dans le djihad en Syrie et en Irak.

Le chiffre a doublé en quelques mois. Selon les informations d'Europe 1, plus de 1.100 Français sont impliqués dans le djihad en Syrie et en Irak. En avril 2014, ils n'étaient "que" 500 à être dans le collimateur des services du renseignement. Alors que le projet de loi pour lutter contre les filières terroristes a été voté en septembre, la France reste le pays d'Europe où l'on trouve le plus d'activistes islamistes, selon un rapport d'Europol. A l'image de David Daoud Drugeon, un membre important du groupe djihadiste Khorasan, qui aurait été tué mercredi par l'attaque d'un drone américain.

>> LIRE AUSSI - C'est en France qu'on trouve le plus d'activistes islamistes

Combien sont-ils à être inquiétés ? Selon le dernier décompte dressé jeudi par les magistrats antiterroriste, 1.100 personnes sont en ce moment dans le collimateur des services de renseignement. Parmi elles, 427 font l'objet de procédures judiciaires. Il existe donc, contre elles, des éléments concrets justifiant que les magistrats s'y intéressent.

Plus précisément, 85 hommes et 10 femmes sont mis en examen dans des dossiers antiterroristes, liés à des départs en Syrie et en Irak. Et 65 personnes sont placées en détention provisoire, dans des cas où les projets terroristes semblaient concrets, c'est-à-dire déjà bien avancés. Enfin, une petite cinquantaine de personnes font l'objet d'un mandat de recherche.

>> LIRE AUSSI - Les mesures phares du projet de loi anti-terrorisme

Quel est leur profil ? En majorité, il s'agit d'hommes, âgés de 20 à 30 ans en moyenne, dont beaucoup de jeunes, mal dans leur peau, en quête identitaire. Peu d'entre eux reviennent de leur séjour en Irak et en Syrie. Les plus radicaux savent parfaitement ce qu'ils risquent à leur retour. Pour les autres, trop faibles, ou déçus, on constate ce phénomène nouveau : certains déposent plainte à leur retour pour séquestration sur place, en expliquant qu'ils ont été embrigadés de force.