Un détenu fiché "S" s'est évadé à Brest lors d'un transfert à l'hôpital

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Mercredi, un détenu fiché suivi pour radicalisation s'est évadé lors de son arrivée à l'hôpital de Brest où une voiture l'attendait. 

Un détenu "fiché S" en raison d'une "tendance à la radicalisation", qui s'est évadé de la maison d'arrêt de Brest mercredi matin lors d'un transfert médical, était activement recherché mercredi.

L'homme a réussi à s'échapper au moment de son arrivée à l'hôpital où il devait être pris en charge. Il s'est enfui à bord d'un véhicule qui l'attendait à proximité. Selon le Syndicat national pénitentiaire Force ouvrière, l'homme s'est "mis à courir" dès sa sortie du véhicule qui le transportait de la maison d'arrêt à l'hôpital. Un agent est parvenu "à le plaquer une première fois au sol mais le détenu s'est relevé et a rejoint un véhicule de type Peugeot 306 où au moins deux hommes l'attendaient", selon la même source.

Jamais condamné pour apologie ou des faits de terrorisme. Selon une source proche de l'enquête, des téléphones portables ont été retrouvés dans sa cellule. Par ailleurs, selon la même source, il était signalé en raison de sa conversion à l'islam, la pratique rigoriste de sa foi et un changement physique. Mais selon la même source, il ne tenait pas de discours rigoriste, ni avant ni pendant sa détention. Cet homme de 21 ans "fait l'objet d'une fiche S parce qu'il a une tendance à la radicalisation et qu'il est suivi pour ça", a indiqué le procureur de Brest Jean-Philippe Récappé. Il n'a cependant jamais été condamné pour des faits de terrorisme ou d'apologie du terrorisme, a-t-il ajouté.

Fiché S et "dangereux". Originaire de Landerneau, près de Brest, c'est un détenu "de droit commun", a-t-il précisé, indiquant qu'il avait 23 mentions à son casier judiciaire pour des faits de vol, dégradation et outrage notamment. "C'est pas un gentil monsieur", a estimé le procureur. L'homme est "un détenu de droit commun suivi au titre de la radicalisation" et est donc "potentiellement radicalisé", a indiqué pour sa part la direction de l'administration pénitentiaire (DAP). Une source proche de l'enquête avait indiqué un peu plus tôt qu'il était "fiché S" (pour Sûreté de l'État) et "dangereux".