Attentats de Paris : le café "Bonne bière" rouvre ses portes

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Le café "Bonne bière" est le premier établissement touché par les attentats à rouvrir ses portes. Même si, trois semaines après, l'émotion n'a pas disparu.

La vitrine était encore criblée de balles il y a quelques jours. Trois semaines après les terribles attentats qui ont touché la capitale, le café "Bonne bière", dans le 11e arrondissement, rouvre ses portes vendredi matin. C'est le premier lieu visé par les terroristes à reprendre son activité.

Le lieu entièrement refait. Toute la décoration a été changée, avec cette volonté de redonner psychologiquement vie au lieu, avec le soutien de la clientèle. "Toujours là, et en terrasse", lance la fleuriste d'en face, pressée de reprendre son café du matin, comme avant. La commerçante n'en est pas moins troublée devant les centaines de gerbes et de messages toujours présents devant l'établissement, qui rappellent que cinq personnes y ont perdu la vie. "Le café va rouvrir, ils vont mettre les tables et les terrasses derrière. Je ne vois pas trop la nécessité de laisser les fleurs comme ça. On devrait les enlever. Les gens y penseront peut-être un peu moins. A chaque fois, ça nous rappelle exactement tout ce qu'il s'est passé et automatiquement, on a du mal à l'oublier", confie Yves, le voisin du dessus.

Le Petit Cambodge et le Carillon devraient suivre. A 400 mètres de là, le restaurant "Le Petit Cambodge", où quatorze personnes avaient été tuées, est quant à lui toujours fermé. Mais il devrait rouvrir à la mi-janvier, a annoncé son patron. "Le Petit Cambodge rouvrira, car pour chacun d'entre nous la vie doit continuer, mais également par respect pour les clients qui ce soir-là étaient au restaurant." "Le Carillon" compte lui rouvrir au public "peut-être avant la fin décembre, peut-être en janvier", ont indiqué ses propriétaires.

Fin 2016 pour le Bataclan. Enfin, la salle de concert du Bataclan, la plus durement touchée par les attentats du 13 novembre, se donne un an avant une réouverture. "Jules et moi dirigeons le Bataclan depuis douze ans et nous voulons le rouvrir ensemble, avec l'équipe, qui souhaite aussi la reconstruction et dont aucun membre ne veut partir", a précisé Olivier Poubelle au journal Le Monde.