Attaque au Bataclan : "ils ont eu le temps de recharger plusieurs fois"

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Attaque au Bataclan : "ils ont eu le temps de recharger plusieurs fois"
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Un journaliste d'Europe 1 était présent lors de la fusillade du Bataclan vendredi soir. Il témoigne.

TÉMOIGNAGE EUROPE 1

Alors que vendredi soir, plusieurs attaques à Paris et à Saint-Denis auraient fait 18 morts selon un bilan provisoire, Julien Pearce, un journaliste d'Europe 1 présent dans la salle de concert du Bataclan, dans le 11e arrondissement, lors d'une fusillade intervenue, selon ses dires, "vers 21h40, 21h45", a pu témoigner. 

Des armes "de type kalachnikov". "Je me trouvais à l'intérieur de la salle de concert quand plusieurs individus armés sont rentrés en plein concert", a rapporté notre reporter au micro d'Europe 1. "Deux ou trois individus non masqués sont rentrés avec des armes automatiques de type kalachnikov et ont commencé à tirer à l'aveugle sur la foule", explique-t-il. Julien Pearce estime que "ça a duré une dizaine, une quinzaine de minutes. Ça a été extrêmement violent et il y a eu un vent de panique, tout le monde a couru vers la scène, il y a eu des scènes de piétinement, je me suis moi même fait piétiner".

"Maîtres d'eux-mêmes". Notre journaliste a vu "beaucoup de personnes blessées par balles". "Les assaillants ont eu tout le temps de recharger à au moins trois reprises", décrit-il. "Ils n'étaient pas masqués, maîtres d'eux-mêmes. Ils étaient très jeunes", ajoute-t-il.

Pour Julien Pearce, cette attaque s'est faire sans revendication puisqu'"ils n'ont pas dit un mot, d'après ce que j'ai pu entendre". Il reconnaît cependant que les cris des gens présents sur place ont pu couvrir une éventuelle prise de parole des assaillants.

Une dizaine de cadavres". Une fois sorti par une voie de secours, notre reporter a pu voir dehors "une dizaine de cadavres sur le sol dans des mares de sang, dont une jeune fille qui avait pris deux impacts de balles, que j'ai pu soulever sur une cinquantaine de mètres" pour la remettre aux pompiers. Julien Pearce a ensuite pu communiquer ensuite avec une famille "bloquée au deuxième ou troisième étage", qui craint que les assaillants soient toujours dans le bâtiment.

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