Attaqué à coups de bâton, il se défend avec un godemichet

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Attaqué à coups de bâton, il se défend avec un godemichet
Image d'illustration@ BERTRAND GUAY / AFP
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Deux femmes alcoolisées ont voulu régler leurs comptes avec un jeune homme. Face à des coups de bâton, celui-ci s’est défendu avec... un sex toy géant.

C'est une histoire insolite, relatée par la Voix du Nord. L'affaire remonte à 2014, à Vitry-en-Artois entre Douai et Arras dans le Pas-de-Calais, et vient de passer devant le tribunal. 

Elle lui reprochait de ne pas avoir reconnu leur enfant. Après une soirée arrosée avec une copine, elle décide d'aller lui dire ses quatre vérités, furieuse qu'il n'ait jamais reconnu la petite fille qu'ils ont eu ensemble. Avant de partir, son amie passe un coup de fil au jeune homme pour l'avertir : "on vient te voir, faut que tu assumes ton rôle de père". C'est lorsqu'elles arrivent sur place que la situation dégénère. Alcoolisées, elles s'emparent de bâtons et frappent les fenêtres de toute leurs forces. Le jeune homme finit par sortir de chez lui, et se prend à son tour des coups de bâton, ainsi que ses quatre convives du soir. Bilan pour les quatre invités : incapacité totales de travail (ITT) de quatre à huit jours. 

Attaqué à coups de bâton, il riposte avec un godemichet. Lorsque les gendarmes arrivent sur les lieux, ils découvrent, effarés, que le jeune homme a de son coté sorti un sex toy géant pour répondre aux coups de bâton. "Ce n'est pas tout à fait un bâton, mais 60 centimètres de plaisir", se défend-il devant les forces de l'ordre. Plus tard, devant le juge, les deux jeunes femmes se verront reprocher d'avoir déclenché la bagarre "alors qu'il passait tranquillement une soirée avec ses amis". Le substitut du procureur admet toutefois avoir été surpris par le profil des agresseuses : "je ne m’attendais pas à voir ce genre de profils. Ce sont deux jeunes femmes tout à fait normales, sans casiers judiciaires. Elles avaient beaucoup trop bu ce soir-là".

Elles écopent de 500 heures de travaux d’intérêt général. Verdict final : après leur passage devant le juge, les relations entre l'agresseuse et le père de sa fille se sont apaisées, relate La Voix du Nord. Les deux jeunes femmes sont néanmoins condamnées à cinq mois de prison avec sursis, transformées en 500 heures de travaux d’intérêt général (TIG).