Après l'agression d'une mère et de ses trois filles, stupeur dans le village de vacances

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Mardi, un homme a attaqué au couteau des enfants prenant leur petit-déjeuner et leur mère. Après cette agression, les vacanciers de ce village de vacances sont sous le choc. 

REPORTAGE

Une agression a eu lieu mardi matin dans un village vacances VVF de Laragne, au nord de Sisteron, dans les Hautes-Alpes. Une mère de famille de 46 ans et trois jeunes filles, âgées de 8, 12 et 14 ans, ont été agressées à l'arme blanche par un homme de 37 ans. Le pronostic vital des victimes ne serait pas engagé, mais sur place la stupeur règne. 

Incompréhension après ces coups de couteau. L'homme de 37 ans reste muet sur les raisons de son geste. Le procureur évoque des rumeurs, mais plusieurs témoins affirment qu'il les a bel et bien agressées en raison de leur tenue légère. C'est Chantal, la meilleure amie de la femme poignardée, qui le raconte. Elle était présente au moment de l'agression. Selon elle, l'homme est arrivé, a ordonné immédiatement aux filles de se vêtir. C'est l'heure du petit déjeuner et il fait alors 26 degrés. Toujours selon Chantal, face à leur incompréhension, les insultes sont arrivées et les coups de couteau ont commencé à pleuvoir.

Rien ne va dans le sens d'un acte religieux. Edmond Francou, le maire de Garde-Colombe s'est entretenu avec la femme de l'agresseur. Son témoignage confirme pour l'instant ce que pensent les enquêteurs : rien ne va dans le sens d'un acte religieux. "C'est une dame très traumatisée bien sûr, elle a dit 'mais mon mari il est fou, qu'est-ce qu'il a fait ? Mais depuis hier, il n'est pas bien, il ne prend plus ses médicaments'. Elle nous a dit qu'il était sous tranquillisants", confie cet élu. 

Que les vacances continuent... Mardi soir à l'heure du dîner, au milieu des tablées de vacanciers, il était difficile d'imaginer qu'une telle agression avait eu lieu le matin même. Malgré tout, tous décrivent un homme très religieux dans son comportement depuis les quelques jours qu'ils le côtoyaient. Ils parlent aussi de son épouse, voilée intégralement. Mais s'ils se disent choqués, tous désirent poursuivre leurs vacances. Il n'y a pas eu ici de départs anticipés, ou d'annulations.