Accident de Puisseguin : le chauffeur de car a sauvé des gens "au péril de sa vie"

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Accident de Puisseguin : le chauffeur de car a sauvé des gens "au péril de sa vie"
Beaucoup de véhicules de secours se sont rendus à Puisseguin, lieu du terrible accident qui a fait au moins 42 morts.@ MEHDI FEDOUACH / AFP
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Le docteur Flipot faisait partie de l’équipe de secours qui est arrivé sur les lieux de l’accident qui a coûté la vie à 43 personnes vendredi matin. 

TÉMOIGNAGE EUROPE 1

De très nombreux secours se sont rendus vendredi matin à Puisseguin, en Gironde, où un camion est entré en collision avec un car, pour un bilan terrible de 43 morts et quatre blessés graves. Le Docteur Philippe Flipot, médecin généraliste à Puisseguin, s'est rendu spontanément dans le foyer rural où a été installée la cellule de crise. Il raconte à Europe 1 notamment le comportement héroïque du chauffeur du car.

"Les flammes l'ont léché". "Le chauffeur de car, que j’ai vu, très choqué, m’expliquait qu’il s’est trouvé face à un camion en portefeuille, il n’a pas pu l’éviter. Il a réussi à ouvrir les portes et des passagers ont pu quitter le bus. Lui, au péril de sa vie, puisque les flammes l’ont léché, a réussi à évacuer quelques personnes", explique le médecin.

"Une dame était brûlée au visage". L'homme, dans le foyer rural, était au plus près des rescapé. "Il y en a certains qui étaient dans un état critique. J’ai vu des gens brûler à 20 % de la surface corporelle qui peuvent être évacuées sur le sud de Bordeaux, deux personnes qui avaient un traumatisme crânien et d’autres personnes pas du tout blessés de manière apparente. Ils étaient assis, sur une chaise, ils parlaient, on avait simplement mis une couverture spéciale sur eux pour éviter qu’ils ne se refroidissent, puisque le foyer rural n’était pas chauffé, ou peu chauffé. D’autres étaient sur des brancards, avec le Samu, etc", raconte le Dr Flipot. "Une dame était brûlée au visage, mais des brûlures pas très intenses, elle avait été mise sous oxygène. Une dame me disait qu’elle se plaignait un peu de son épaule gauche. Une autre disait 'je ne me plains de rien, je suis rescapée' et elle s’est mise à fondre en larmes."

"Ça fait plus de 35 ans que je fais de la médecine générale, c’est la première fois que je suis confronté à un drame d’une telle violence", conclut le Dr Flipot.