A320 : "Lubitz est venu se tuer dans un endroit qu’il connaissait bien"

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A320 : "Lubitz est venu se tuer dans un endroit qu’il connaissait bien"
@ FOTO TEAM MUELLER / AFP
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ENQUÊTE - Le copilote connaissait très bien les lieux où il s'est crashé. Il y venait en vacances avec ses parents.

L’INFO. Samedi matin, à 10h30, une messe en hommage aux victimes du crash de l’A320 a été célébrée en la cathédrale Notre-Dame-du-Bourg à Digne-les-Bains. L’enquête sur les circonstances du drame, elle, nous en apprend chaque jour un peu plus sur la personnalité d'Andreas Lubitz, le copilote à l'origine du crash. Selon les informations d’Europe 1, le jeune homme connaissait très bien les lieux du drame

Andreas Lubitz avait caché son arrêt maladie le jour du crash de l'A320 Germanwings. Ce qui se dessine aussi, c'est l'itinéraire du copilote, que ceux qui l'ont connu dans le club allemand où il apprenait à voler en planeur décrivent comme "obsédé" par les montagnes des Alpes de Haute-Provence où il a précipité l'Airbus A320 avec 149 personnes à bord.

"Il est venu se tuer dans un endroit qu’il connaissait bien". Ces cimes, il les connaissait même par cœur depuis l’âge de 9 ans. A cette époque, ses parents l’emmenaient en vacances au camping de l’aérodrome de Sisteron. Franck Kaezer, qui travaille dans le hangar voisin, se souvient très bien de cette famille de touristes allemands : "les parents venaient avec le gamin, qui était à l’époque un adolescent. Ils venaient pour faire du planeur. C’est vrai que cela pose des questions. Est-ce qu’il a voulu revenir à la case départ pour tout effacer ?" Et d’ajouter : "la seule conclusion que l’on peut en tirer, c’est qu’il est venu se tuer dans un endroit qu’il connaissait bien".

Une montagne hors du commun comme ultime vision. Devenu pilote aguerri, Andreas Lubitz est revenu plusieurs fois au-dessus du massif des Trois-Evêchés, à 30 kilomètres à vol d’oiseau, affirment certains de ses proches en Allemagne. Une montagne hors du commun, comme le confirme Jean-Pierre Rivolat, instructeur à l’aérodrome : "c’est mythique ! Tous les pilotes ont une banane phénoménale quand ils disent qu’ils sont aux Trois-Evêchés parce qu’il n’y a plus qu’eux et les petits oiseaux". La beauté des sommets comme ultime vision avant la mort.

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