Vosges : Sophie la girafe, le jouet culte dont les ventes explosent à l’international

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Made in France est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Anicet Mbida nous présente chaque matin les plus belles inventions françaises.

Vosges : Sophie la girafe, le jouet culte dont les ventes explosent à l’international

Tout le monde connait ce classique des jouets d’éveil, avec son corps en caoutchouc mou et son sifflet qui fait "couic couic". Les bébés adorent le mâchouiller pour se faire les dents.

Son succès est phénoménal. Sophie la girafe est déjà le jouet pour enfant le plus vendu en France. Désormais, ce succès s’étend aux États-Unis, en Australie, au Brésil et même en Chine.

En dix ans, les ventes ont été multipliées par quatre. Le tout, sans publicité, sans série télévisée, ni même le moindre dessin animé. Une réussite uniquement due au bouche-à-oreille. Du jamais vu pour un jouet.

Au global, plus de 55 millions de girafes ont été vendues, toutes fabriquées dans le petit village de Rumilly, à côté d’Annecy en Haute-Savoie. Mais avec l’explosion des ventes, la production a du mal à suivre. Une nouvelle usine va donc ouvrir. Cette fois à Saint-Nabord près d’Épinal dans les Vosges.

Une cinquantaine d’emplois devraient être créés, l’usine étant totalement dédiée à la production pour l’international. Mais cette fois, certaines opérations seront automatisées. Car jusqu’ici, les girafes étaient peintes à la main, ce qui explique pourquoi elles sont toutes différentes.

L’histoire de Julie la Girafe est connue. Elle a été créée en 1961, il y a 55 ans, un 25 mai, jour de la Sainte Sophie, dont elle prend le nom. On la doit à un fabricant d’animaux de la ferme en caoutchouc naturel qui a la bonne idée de fabriquer un animal exotique avec la taille idéale pour qu’un bébé puisse le mâchouiller sans danger.

Ce que l’on sait moins, en revanche, c’est qu’avant les joujoux pour enfants, la société utilisait son savoir-faire dans le caoutchouc pour fabriquer... des préservatifs. Ils n’en sont pas très fiers. Mais on leur pardonne, c’était pendant la guerre.