Paris : un projet qui pourrait révolutionner les appels aux services d’urgence

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Made in France est une chronique de l'émission Europe matin
Partagez sur :

Anicet Mbida nous présente chaque matin les plus belles inventions françaises.

Paris : un projet qui pourrait révolutionner les appels aux services d’urgence

Imaginez : vous envoyez un SMS ou un tweet avec deux ou trois mots clés comme "carambolage sur l’autoroute", "accouchement, perte des eaux", "intrus dans la maison". Les services d’urgence vous localisent automatiquement et envoient les pompiers, la police ou le Samu, selon le problème détecté.

C’est ce que propose Navarro Hotline. Un service développé en 48h, à Paris dans le 17e, par les petits génies de la société M-Cador. La performance a eu lieu le week-end du 15 au 17 janvier lors du hackathon "Nec mergitur", un concours de développement d’applications organisé par la mairie et la préfecture de Paris pour faire émerger des solutions dans la lutte contre le terrorisme. Pendant les attentats de novembre, on pouvait attendre jusqu’à 20 minutes la réponse des services d’urgence par téléphone. Utiliser les SMS ou Twitter permettrait donc de désengorger les centres d’appels.

Au-delà des attentats, ce service peut également se révéler utile pour n’importe quel type d’alerte – même le fameux chat bloqué dans un arbre. En effet, 70% des appels aux pompiers ou à la police n’ont pas besoin d’être traités par un humain. Pour signaler un accident par exemple, un SMS suffit. S’ajoutent à cela toutes les situations où il est difficile de parler : quand on se fait suivre, si l’on prend un voleur la main dans le sac sans qu’il nous ait vu, etc.

D’autant que le système peut demander des précisions - êtes-vous blessé, témoin, victime ? -, recevoir des photos pour mieux décrire la situation. Le tout, géolocalisé avec précision par son mobile, ce qui simplifie grandement les interventions.

Navarro Hotline a beau avoir été développé en un week-end, il est déjà fonctionnel sur sa partie technique. Mais il n’est pas encore intégré aux services d’urgence. Pour cela il faut travailler avec l’Etat. C’est probablement la prochaine étape, tellement le projet a séduit les autorités. Plusieurs rendez-vous ont d’ailleurs été pris pour mettre au point un prototype. Pas mal pour un service développé en un week-end.