Nîmes : le retour de Cacharel

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Made in France est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Anicet Mbida nous présente chaque matin les plus belles inventions françaises.

Cacharel veut faire son grand retour dans le prêt à porter

Cacharel est une icône des années 70. Les imprimés à fleurs. Les jupes culottes. Le fameux chemisier de Bardot noué sous la poitrine. Inoubliables.

La marque a été créé il y a presque de 50 ans, en 1958, à Nîmes dans le Gard (30). Mais aujourd’hui, elle a quasiment disparue des podiums. La dernière boutique a fermé en 2008. Et 80% des ventes se fait maintenant sur du parfum, les célèbres Anaïs Anaïs, LouLou, Amor Amor ou Noa.

Tout cela va changer. La marque va rouvrir des boutiques. Baisser ses prix. Et désormais se battre contre Sandro, Maje ou Zadig & Voltaire, sur un créneau intermédiaire, très porteur, situé entre le grand luxe et les enseignes populaires type H&M et Zara.

Non, la marque n’a pas été rachetée par un petit jeune loup. C’est Jean Bosquet, le fondateur, 83 ans, unique actionnaire, qui a repris les choses en main. Il est assez rare de voir le créateur d’une entreprise, la relancer presque 60 ans après.

Mais Jean Bosquet est un véritable personnage. Le nom Cacharel, par exemple, c’est celui d’un canard de la région. Parce qu’il a toujours été amoureux de Nîmes, sa ville natale. Tellement amoureux qu’il en même resté maire pendant 12 ans. Et à la perte des élections, au troisième mandat, il s’est tellement vexé qu’il a transféré le siège de Cacharel à Paris et fermé toutes les usines du Gard.

Ce n’est pourtant pas la première tentative de relance pour Cacharel. Plutôt un énième revirement stratégique. Il n’empêche, la dernière collection a été plutôt bien accueillie lors de la fashion week. La marque conserve une belle cote. Donc on espère que cette fois sera la bonne.