Besançon : le retour gagnant de Lip, ex-fleuron de l’horlogerie française

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Made in France est une chronique de l'émission Europe matin
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Anicet Mbida nous présente chaque matin les plus belles inventions françaises.

Besançon : le retour gagnant de Lip, ex-fleuron de l’horlogerie française

La montre préférée du général de Gaulle. Un symbole de la lutte sociale des années 1970. On se souvient de cette grève incroyable, la première société reprise par ses salariés. Mais qui n’a pas résisté à la déferlante des montres à quartz dans les années 1980. Lip finira par déposer le bilan et par tomber dans l’oubli.

Jusqu’à l’année dernière quand un ultime repreneur décide d’en finir avec le bas de gamme fabriqué en chine. Il relocalise la production à Châtillon-le-Duc à quelques kilomètres de Besançon (Doubs), le berceau historique qui a vu naître la société en 1867.

Oubliées les montres vendues en supermarché ou données en cadeau d’abonnement. Les Lip sont désormais distribuées en bijouterie et dans les boutiques branchées. La marque a réédité ses modèles historiques. Avec succès. Ils sont en rupture de stock un peu partout.

La société espérait en écouler 30.000 en trois ou quatre ans, elle en a déjà vendu 15.000 en six mois. Et les prévisions sont encore meilleures pour 2016 avec de grosses commandes japonaises. Preuve que fabriquer en France, peut-être un pari gagnant.

Alors bien sûr, Lip surfe sur la vague nostalgique –la montre reçue par son père ou son grand-père pour sa communion ou un diplôme. La marque profite également d’un positionnement unique. Avec des prix entre 200 et 500 €, elle cible le "luxe accessible", quand d’autres grandes marques s’affichent cinq à dix fois plus cher.

Néanmoins, la fabrication française fait beaucoup. Notamment en Asie, où, pour les produits de Luxe, le Made in France a bien plus de valeur que le fabriqué en Suisse.

Une belle revanche pour cette maque, dont la fin avait été précipitée par les montres à quartz japonaises.