Le rugby subaquatique, ce sport mixte venu d'Allemagne

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Les Français sont formidables est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Malgré la défaite cuisante de l'Angleterre face à la France mardi soir, Louise Ekland garde la tête hors de l'eau pour parler rugby subaquatique.

Elle s'appelle Anaïs de Chaumont, et cela fait cinq ans qu'elle a importé en France un nouveau sport, le rugby subaquatique. À quoi ça ressemble ? Ça se passe sous l'eau, deux équipes de six nageurs doivent - comme souvent dans le sport - mettre une balle dans un panier. Simple dans le principe, mais un sport véritablement à couper le souffle ! Normal puisque les joueurs sont en apnée et qu'ils s'enchevêtrent en silence dans des mêlées à quatre mètres de profondeur. Visuellement c'est entre un accouplement massif de dauphins et une piscine où tout le monde chercherait frénétiquement sa clef de vestiaire au fond du bassin !

Ça a l'air magnifique !

Ça l'est ! D'autant plus que c'est un sport mixte ! L'un des rares au monde avec l'équitation et le beach basket. Donc on remarque tout de suite que deux tiers des sports mixtes dans le monde se pratiquent en maillot de bain. Est-ce que c'est une coïncidence ? Ça peut aider à se jeter à l'eau. C'est ce qui s'est passé pour Anaïs de Chaumont qui a découvert le rugby sous-marin pendant ses études en Allemagne grâce à son boyfriend local. Et c'est pour ça qu'elle l'a ramené en France !

Le petit copain ?

Non le rugby ! Le boyfriend lui, est resté sous l'eau. Ça fait cinq ans qu'il retient sa respiration mais ils espèrent se retrouver aux Championnats d'Europe en 2019. Ils sont très fidèles ! Alors que d'habitude les nageurs, ça papillonne ! En attendant, Anaïs tente à elle toute seule de bâtir le premier championnat de France de rugby subaquatique. Elle mérite de transformer l'essai. D'autant qu'elle doit se battre avec son club de Bordeaux contre la fermeture annoncée de leur piscine municipale. Un grand bravo à cette jeune de 26 ans, elle est aux piscines françaises ce que Ken Loach est au cinéma britannique ! Elle aussi mérite une bonne paire de palmes !