Uber : un chiffre d'affaires de 4.200 euros brut pour les chauffeurs

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Le zoom éco est une chronique de l'émission Europe matin
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Afin d'éteindre la fronde des VTC, la société Uber propose de garantir un chiffre d'affaires de 4.200 brut à ses chauffeurs qui font plus de 50 heures de travail par semaine.

Uber propose de garantir 4200 euros brut par mois à ses chauffeurs pour éteindre la fronde des VTC.

Les chauffeurs sont très en colère contre Uber, qui a décidé en décembre dernier de relever de 20 à 25 % la commission qu'il prend sur chaque course.
Pour calmer la grogne, selon Les Échos, Uber propose à ses chauffeurs de leur garantir 4.200 euros par mois.

Attention, il y a deux bémols :

Tout d’abord, il faut que les chauffeurs soient connectés 50 heures par semaine.
On voit là au passage comment cette nouvelle économie, avec le statut d'indépendant, arrive à s'extraire totalement de nos règles sociales des "35 heures".
Avec Uber, c'est 50 heures, et en plus comme vous êtes indépendant, il n'y a pas de congé payé ni de chômage.

Ensuite, c’est 4.200 euros brut. Là-dessus, le chauffeur doit payer la location de la voiture, l'essence, la Commission que touche Uber et le fameux RSI.
Si bien qu’une fois tout payé, il reste environ un smic pour 50 heures par semaine.

Un rapport commandé par le gouvernement avait même calculé que si vous ne travaillez que 40 heures par semaine, ça vous fait un revenu net, compris entre "0 et 800 euros" net par mois.

Mais est-ce que Uber n'abuse pas de ce statut "d'indépendant" ? Pourquoi ne pas embaucher les chauffeurs en "salarié" avec le smic ?

Il y a d'ailleurs plusieurs procédures judiciaires en cours pour requalifier les chauffeurs en salarié.

C'est vrai, le statut d'indépendant ou d'auto-entrepreneur manque de protection, il est parfois détourné.
En même temps, il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain comme on dit.
Car ce statut a aussi une vertu importante. Il est synonyme de liberté. On travaille quand on veut et il n'y a plus de hiérarchie. On est libre de se lancer, sans demander l'autorisation à personne, ce qui est très important notamment dans les quartiers défavorisé, ou l'on est souvent discriminé.

Donc tout n'est pas parfait, mais cela aussi permis à Uber de créer des milliers d'emplois dans des quartiers ravagés par le chômage.