Pertubateurs endocriniens : le gros succès des cosmétiques "bio"

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Le zoom éco est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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On assiste à une percée des cosmétiques "bio" sans produits chimiques avec notamment L’Oréal qui redouble d’efforts.

Est-ce en réaction à la crainte que suscitent les fameux "Perturbateurs Endocriniens" ?

60 millions de consommateurs vient de montrer que nous sommes envahis par ces perturbateurs endocriniens.
On a retrouvé dans les cheveux d'enfants âgés de 10 à 15 ans, 34 de ces produits toxiques, en moyenne. Ce sont des pesticides, mais aussi du bisphénol et des phtalates.

Présents dans dans les shampoings, les gels douches, le dentifrice, le savon ou les déodorants mais pas que, il y en a aussi dans les peintures, les jouets ou les moquettes.
Pourquoi ? Parce que ces substances sont très utiles. Elles servent de solvant ou de traitement contre le feu, par exemple quand il s'agit de revêtement ou de canapé. Mais ces perturbateurs endocriniens auraient des effets toxiques sur les reins et le foie avec des conséquences aussi sur la fertilité ou la puberté des enfants.

Pourquoi n'arrive-t-on pas à s'en débarrasser ?

Beaucoup dénoncent les poids des lobbys de la Chimie qui auraient leurs entrées au Parlement Européen et qui empêcheraient toute législation.

Mais, justement, et c'est ça qui est très intéressant, il y a plus fort que les Lobbys de la Chimie.
C'est le pouvoir des consommateurs, des clients, qui ne veulent plus de ces perturbateurs endocriniens.
Le consommateur ne veut plus acheter de ces gels douches, chargés de parabène et autre bisphénol.
Et donc, l'industrie est obligée de s'adapter et le label "bio" fait vendre.
L'Oréal, par exemple, affirme, ce matin dans les Échos, être passé, depuis 2005 de 35% à 54% de matières premières renouvelables et viser les 65% d'ici dix ans.

Qu'est-ce qu'on entend par "matière première renouvelable" ?

C'est par exemple, un solvant pour le vernis à ongle issu de la Canne à Sucre et non pas issu de l'industrie pétrochimique.

Mais, est-ce qu'on peut croire ces industriels ?

Il faut de la transparence et ce sera long. Mais, à la fin, c'est le client qui décide.
C'est la fameuse pub, "C'est qui le patron ? C'est nous !"