Le bail de 3 mois, c'est peut-être pour bientôt

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Le zoom éco est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Le gouvernement envisage de flexibiliser le marché de l'immobilier, avec un bail de trois mois, pour aider à l'accès au logement. 

Après le marché du travail, le gouvernement veut flexibiliser le marché de "l'immobilier" ! Face aux difficultés d'accès au logement (notamment pour les jeunes). Le gouvernement envisage de créer un bail de location de seulement trois mois

Aujourd'hui, un bail est d'une durée minimum de trois ans, renouvelable. Et on sait d'ailleurs que nombre de propriétaire préfèrent ne pas louer leur appartement, plutôt que de prendre le risque de se retrouver - pendant trois ans - avec un mauvais locataire. C'est vrai qu'on peut faire un parallèle avec le marché du travail. Dans les deux cas, on a un marché bloqué: c'est le patron qui a peur d'embaucher, c'est le propriétaire qui a peur de louer son bien.

Qu'est ce qu'on peut faire pour "débloquer" ce marché immobilier ? Que propose Emmanuel Macron ? 

Face à ce constat, on a deux types de réponse (exactement, comme pour le marché du travail). La réponse - "old school" j'allais dire - à l'ancienne. On taxe ceux qui se comportent mal: pour les patrons, on va taxer les contrats courts, les CDD. Pour les propriétaires, on va taxer les logements vides. A Paris, d'ailleurs, Anne Hidalgo, veut quadrupler la taxe sur les logements vides. Ou bien alors - et c'est la méthode Macron - on mène une politique de l'offre, en faveur des entreprises, des propriétaires. Objectif : lever la peur - non pas d'embaucher - mais de louer son appartement. D'où cette idée - révélée hier par le journal Le Monde - d'un nouveau contrat de location d'une durée très courte. De trois mois à un an. Une sorte de CDD immobilier. Ce qui veut dire que le propriétaire peut très rapidement récupérer son bien.

Oui, Mais, comment élever une famille ? Comment se projeter, si un locataire peut perdre son logement à tout instant ?

D'abord; le contrat de location classique, trois ans renouvelable, va continuer d'exister. Mais l'idée, c'est, comme pour le marché du travail, d'apporter de la flexibilité, pour libérer des emplois, des logements. Tout en garantissant de la sécurité au locataire, qui ne serait plus tenu d'avoir un CDI ou une caution pour décrocher un appartement.