Lafarge veut participer à la construction du "mur" de Donald Trump

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Le zoom éco est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Il doit faire au minimum 5.5 mètres et s'étendre sur plus de 3.000 kilomètres pour un coût total estimé entre 8 et 40 milliards de dollars.

Les grandes entreprises de Travaux Publics doivent-elles  oui ou non participer à la construction du Mur de Donald Trump (à la frontière avec le Mexique) ?

Toutes ne réagissent pas de la même façon. Le français Vinci vient de faire savoir qu'il "ne toucherait pas au mur"

 

Donald Trump a lancé son appel d'offre pour la construction de son mur anti-migrant. Le cahier des charges est précis. Hauteur Minimum : 5.5 mètres

Profondeur : 1.8 mètre (pour éviter qu'on puisse passer en dessous, en creusant). Le mur devra aussi être- je cite - "esthétiquement plaisant" mais Côté Nord uniquement, c'est à dire coté Etats-Unis.  Un chantier pharaonique sur plus de 3000 kilomètres de frontières.  Pour un cout estimé entre 8 et 40 milliards de dollars.

 

Qui va construire ce mur ?

 

C'est toute la question. On sait que le français Lafarge - qui est N°1 du ciment aux Etats-Unis - s'est précipité pour dire qu'il serait ravi de fournir du ciment, ce qui lui a valu une volée de bois vert jusqu'au plus haut niveau de l'Etat, (François Hollande s'en étant ému)

 Et donc, Hier, Vinci, mais aussi Bouygues Auparavant ont expliqué que - pour leur part - c'était non.  Ce qui est intéressant, c'est la justification apportée par le patron de Vinci : Pas question de juger les Etats-Unis, mais, simplement, il ne veut pas construire un mur "susceptible de choquer une majorité de ses salariés".  Car, Vinci, est présent dans le monde entier, emploie des salariés du monde entier, souvent des migrants.  Cette affaire nous rappelle qu'une entreprise ne doit pas seulement penser à ses actionnaires - à ses bénéfices - elle doit s'intéresser à toutes "les parties prenantes".

Elles sont 3 ces parties prenantes.

Il y les actionnaires bien sûr, les clients et enfin, les salariés. Ces trois catégories sont primordiales pour la pérennité à long terme d'une entreprise.   Et le cimentier Lafarge avait - peut-être - oublié - un peu vite -  ce triangle magique.