EDF s'est il lancé dans une aventure mortifère en Grande Bretagne ?

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Le zoom éco est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Alors que le contrat pour les deux réacteurs EPR de Grande-Bretagne a été signé il y a seulement neuf mois, on parle déja d'un premier retard de deux ans en Grande Bretagne et d'un surcoût de un à trois milliards d'euros.

À peine signée, la construction de deux centrales EPR cumule déja les retard et les surcôut qui se chiffrent en milliards d'euros.

Décidément, l'EPR est maudit pour EDF.
On sait qu'à Flamanville dans la Manche, comme en Finlande, la construction de ce méga réacteur nucléaire cumule retards et surcoûts. À l'origine, l'EPR en Finlande, aurait du entrer en fonction en 2009 mais nous sommes en 2017 et il ne marche toujours pas.
Mais EDF ne capitule pas. Il a signé, en septembre dernier, pour la construction de deux réacteurs EPR en Grande Bretagne à Hinkley Point.
Neuf mois à peine après la signature de ce contrat anglais, selon un rapport interne publié par Le Monde, on parle déjà d'un premier retard de deux ans en Grande Bretagne et d'un surcoût de un à trois milliards d'euros.

Pourtant, on sait que cette technologie coûte déjà très cher !

La construction de ces Deux EPR devrait coûter 20 milliards d'euros !
D'ailleurs, pour rentabiliser cet investissement colossal, les ménages britanniques vont devoir payer leur électricité, 100 euros le mégawattheure soit trois fois plus cher que le prix actuel du marché.
Ce qui fait s'égosiller la Cour des Comptes Anglaise qui calcule que, potentiellement, cela signifie pour les consommateurs britannique, un surcoût à payer de plus de 30 milliards d'euros sur 35 ans en facture d'électricité.

Pourquoi EDF n'arrête pas tout si le projet est si mal parti ?

Pour l'instant, il y a un contrat de signé.
Mais c'est vrai que beaucoup avaient jugé ce projet irréaliste. Les syndicats d'EDF, mais aussi le directeur financier d'EDF qui a démissionné l'an dernier, pour protester contre ce projet.
Là, ou l'affaire prend un tournant politique, c'est que : Qui a soutenu et défendu ce projet ? Emmanuel Macron quand il était ministre de l'Économie.
On verra maintenant, ce qu'il advient de ces deux EPR britanniques.
La seule lueure d'espoir dans ce dossier vient de Chine, où EDF a également vendu deux réacteurs EPR.
Et visiblement, en Chine, tout se passe plutôt bien avec un démarrage prévu d'ici la fin de l'année.