Les 18-25 ans sont-ils à l’écart de tous les minimas sociaux ?

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Le vrai-faux de l'info est une chronique de l'émission Europe matin
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David Habib affirme qu'aujourd'hui, les 18-25 ans sont à l’écart de tous les minimas sociaux.

Le Vrai-Faux de l’Info avec la guerre des projets qui fait rage chez les socialistes.

Les proches de manuel Valls ont sorti les canons pour dézinguer le projet du challenger de la primaire Benoît Hamon. Son revenu universel serait une utopie infinançable, tout le contraire de la proposition d’un revenu décent de Manuel Valls qui, affirme son porte-parole David Habib, attendrait sa cible.

David Habib : "Le "revenu décent" de Valls ? Il serait attribuée aux 18-25 ans, qui aujourd'hui sont à l'écart de tous les minimas sociaux".

Les 18-25 ans sont à l’écart de tous les minimas sociaux aujourd’hui, c’est vrai ou c’est faux ?

C’est faux même si leur accès, à ces minimas est extrêmement restreint : 176.000 jeunes de moins de 25 ans touchent le RSA, aujourd’hui, soit parce qu’ils ont déjà travaillé, soit parce qu’ils ont charge de famille, qu’ils ont un enfant ou qu’ils en attendent un. Mais c’est vrai ce revenu minimum exclu les jeunes célibataires de moins de 25 ans, s’ils sont inactifs. Cela ne veut pas dire toutefois, que les jeunes ne touchent rien. En 2014, la moitié quasiment des 5,5 millions de 18-24 ans que compte la France, a perçu au moins une prestation familiale ou de logement. 1,2 milliard pour les APL et le ministère des Affaires sociales a calculé cette année-là, que deux millions de jeunes avait perçu en moyenne, 380 euros par mois en prestations sociales.

Depuis, la prime d’activité, créée il y a un an, a été étendue aux jeunes actifs dans une acception large aux stagiaires et aux apprentis. Son succès a été fulgurant : un demi-million de jeunes l’ont touchée en 2016, elle atteint en moyenne 164 euros par mois.

Donc moins de la moitié des jeunes sont concernés et ce qu’ils touchent est loin d’être un revenu décent ?

Évidemment, ce qui explique d’ailleurs un taux de pauvreté bien supérieur chez les jeunes à celui du reste de la population. D’où la décision du gouvernement de créer un autre dispositif, qui vient d’être généralisé, le 1er janvier : la garantie jeune. Ceux qui ne sont ni en emploi, ni étudiants, ni en formation vont pouvoir toucher l’équivalent du RSA, en contrepartie d’une démarche active pour trouver du travail. 900.000 jeunes sont potentiellement concernés mais ça, Manuel Valls n’en parle plus dans son projet. Lui, préfère retenir la solution simple, prônée dans un rapport remis cet été, le rapport Sirugue : fusionner les minimas sociaux existants et étendre le RSA aux 18-24 ans qui n’ont aucun filet garanti, contre la pauvreté.