Un parfum de triche sur la primaire

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer

"C'est quoi ce Mic Mac ?". Ce matin, Aujourd’hui en France donne le ton en posant cette question.

Ça concerne bien sur la primaire de la gauche. "Même si aucun candidat ne s'est plaint, le premier tour reste entaché par l'incompréhensible cafouillage autour de la participation et des résultats".

"Un parfum de triche sur la primaire" qui fait aussi la une de L'Opinion et inspire Kak, le dessinateur maison.

Thomas Clay et Jean-Christophe Cambadélis, les organisateurs de cette primaire portent tous deux un bonnet d'âne.
"Nous pouvons déjà certifier que la primaire de la gauche a rassemblé un total de sept candidats, en hausse de 17% par rapport à celle de 2011" affirme le premier. Et le patron du PS de conclure : "Autant que la droite, donc".

Ça c'est pour la forme, sur le fond, vos journaux ne sont pas moins sévères !

Le Monde : "Hamon-Valls, fracture ouverte au PS".

La Croix : "La gauche, famille décomposée".

Le Figaro: "Hamon-Valls, le duel tourne au règlement de compte".

"Benoit Hamon : le compte est presque bon" titre Libération.

"Manuel Valls en marche vers la sortie", s'amuse L'Humanité.

À propos d'"En Marche", le mouvement d'Emmanuel Macron, Direct Matin s'interroge : "ce premier tour de la primaire rebat les carte". Serait-ce "Une chance pour Macron ?"


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

À la Une de la presse sud-coréenne : l’arrestation et la démission de la ministre de la Culture, des Sports et du Tourisme, accusée l’avoir établi des "listes noires" d’artistes hostiles à la présidente Park.

Oui et l’agence de presse Yonhap précise que la Cour, qui a pris la décision d’arrêter la ministre, craignait qu’elle ne détruise des preuves. Ce qu’on lui reproche, c’est d’avoir participé à l’élaboration d’une liste de 9.473 noms, précise le quotidien The Seoul Times. Des acteurs, des chanteurs, des réalisateurs ou des écrivains engagés, des artistes identifiés comme étant de gauche, des soutiens du maire de Séoul, précise le journal. Le maire de la capitale est un ancien avocat des droits de l’homme, farouche opposant de la présidente Park. Ce sont des personnalités qui avaient aussi critiqué la gestion de la présidence après le naufrage du ferry Sewol, en 2014, qui avait fait plus de 300 morts.

Et ces artistes, ils ont été mis sur la touche ?

Exactement, privés de subventions publiques par exemple. Et même pire, des instructions auraient été données pour les intimider. Il faut voir le profil de la seconde personne arrêtée ce week-end, il s’agit de l’ancien secrétaire général de la Maison Bleue (c'est à dire de la présidence. Il a 78 ans, Kim Ki-Choon avait déjà servi le père de l’actuelle présidente, qui était un dictateur. Et ce Monsieur Kim, à l’époque, arrêtait et torturait les dissidents. Alors ça n’est pas le cas du tout aujourd’hui mais les Coréens réalisent que la liberté de pensée et d’expression n’est pas acquise dans leur jeune démocratie.

Dites donc, c’est scandale sur scandale en Corée du Sud. Déjà, la présidente avait été destituée, en décembre, soupçonnée de trafic d’influence.

C’est tout un système. On peut dire que ça manquait sérieusement de rigueur démocratique dans l’entourage de la présidente Park. D’où cette photo publiée par l’agence Yonhap, un peu surréaliste dans notre culture occidentale : on y voit le vice-ministre de la culture et les chefs de service du ministère sur une estrade, tous littéralement pliés en deux, regards au sol, c’était hier. Le ministère s’excusait de n’avoir pas défendu "la liberté et la créativité de l’expression artistique" et annonçait la création d’un groupe de travail, composé d’artistes et chargé de veiller, à l’avenir, au respect de la liberté artistique.


Eva Roque pour le programme télé

La folle histoire du Centre Pompidou à 23h10 sur France 2.

Le centre Pompidou a 40 ans. Enfin, un peu plus même car le projet a mis du temps à sortir de terre.
Il a fallu la détermination de Georges Pompidou au départ, fan d’art contemporain. On découvre même qu’il avait confié la décoration d’un salon de l’Elysée à l’artiste Yacob Agam.

Pour Pompidou, l’objectif était de construire en plein cœur de Paris sur un parking, un lieu où peinture, sculpture, cinéma pourraient côtoyer une bibliothèque ou un restaurant.
Il y a donc eu un appel d’offre. Trois jeunes architectes totalement inconnus l’importent. Renzo Piano est l’entre deux et explique la nature du projet dans ce documentaire.

Un vaisseau hyper contesté et baptisé par ses détracteurs "La raffinerie", "Notre-dame des tuyaux" ou "le supermarché de la culture".
Qu’importe Georges Pompidou tient bon !

Le président meurt avant l’ouverture du centre Beaubourg. Valéry Giscard d’Estaing a tenté d’annuler le projet, c’était sans compter Jacques Chirac, Premier ministre de l’époque qui a mis sa démission dans la balance afin que le projet voie le jour.
Grâce à ce film, vous allez tout savoir sur ce vaisseau spatial qui accueille entre cinq et six millions de visiteurs par an.
On se régale des archives, des témoignages de ceux qui ont participé à cette aventure et des souvenirs des gens interviewés sur l’immense place située devant le centre.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

Et la Voix du Nord voudrait bien pouvoir respirer ! Qualité de l'air de niveau 10 dans la région, c’est très mauvais. Du coup à Lille, le ticket pollution dans les transports en commun sera mis en place aujourd'hui : 1,6 euro pour un trajet illimité.

Attention danger dans le Bien Public ce matin, ne marchez pas sur les lacs gelés ! Petit rappel des pompiers alors que nombreux sont ceux à avoir tenté l'expérience ce week-end.

La France se fait mousser à Lyon se réjouit le Progrès ! Huitième titre de champion du monde de pâtisserie ! Et la création des quatre chefs sur le thème du rock vaut le coup d'œil : un guitariste et un batteur tout en muscles et coiffure déjantée.

L'histoire du jour c'est celle d'un taxi miraculé.

Récit à peine vraisemblable dans Paris Normandie ce matin avec le témoignage de Pascal, 54 ans, qui le 10 décembre dernier s'est fait tirer dessus par un client qui ne voulait pas payer la course de 75 euros. Une balle en pleine tête, trois jours en réanimation et deux opérations. Certes, le gaillard d'1,90 mètre pour 100 kilos a perdu un peu d'audition, il mange encore difficilement, il est obligé de voir un kiné régulièrement mais aujourd'hui, il envisage déjà de reprendre le volant en mars prochain. "les médecins m'ont dit, raconte-t-il, que j'avais une chance sur 10 millions d'être encore en vie". Aujourd'hui, la balle est toujours logée dans sa boite crânienne, c’est trop risqué de la retirer. Une nouvelle opération est tout de même programmée pour vendredi prochain. En attendant, Pascal a déjà choisi son taxi, ce sera la même voiture mais en gris clair. La précédente était gris foncé, et entre ce coup de feu et un accident peu de temps avant, "je suis peut-être devenu conclut-il, un peu superstitieux".