Émeutes en banlieue parisienne : la crainte de la contagion

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marguerite Lefebvre font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Avec ce matin, une bonne dose de science-fiction.

"Au-delà du réel", c'est le titre à la Une de Libération.
La campagne présidentielle, au-delà du réel : "2017, c'est le Big Bazar", dit Libé. "Renoncement du président, élimination de Juppé et Valls et affaire Fillon. La campagne tourne au jeu de massacre et plus aucune piste n'est à exclure".

Dans l'Opinion, Nicolas Beytout renchérit : "À dix semaines de l'élection, on ne sait même pas qui sera candidat".

Revenons à Libération qui a choisi comme illustration une photo du Carnaval de Nice.
Macron, Mélenchon, Hollande, version carton-pâte.

Le Figaro, lui, met notamment deux infos en Une.

D'abord cette photo d'une voiture en train de brûler : "Émeutes en banlieue parisienne : la crainte de la contagion." Le Figaro explique que pour l'instant les émeutes restent limitées à la Seine-Saint-Denis mais les autorités surveillent. Le risque de la contagion est latent. D'après le Figaro, les policiers savent que la période électorale est propice aux emballements.

Et puis, toujours dans le Figaro : "la France recrute une nouvelle génération d'espions". La DGSE va embaucher d'ici 2019, 600 nouveaux profils. Des geeks, des ingénieurs, des experts en nucléaire ou en balistique, et des crypto-mathématiciens. Vous savez ce que c'est, un crypto-mathématicien ? C'est un spécialiste du codage. Les salaires tourneront autour de 35.000 euros bruts par an pour un débutant.

Et puisque l'on parle d'argent, il est important d’évoquer l'Équipe.

Petit titre en bas de page : "1,3 milliard sur la pelouse".
Demain, PSG-Barcelone en huitième de finale de la Ligue des champions. Deux des équipes les plus chères au monde seront sur la pelouse. La valeur des joueurs du PSG se situe autour de 440 millions d'euros tandis que celle des Barcelonais représente environ 850 millions d'euros. Vous imaginez s'il y a 0-0 à la fin? C'est ça la beauté du sport !


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

Dans la presse internationale, un coup d’œil à la presse suisse, ce matin. Au lendemain de "votations" fédérales importantes (c’est comme ça qu’on appelle un référendum là-bas), plusieurs votations hier : notamment une qui va permettre aux petits-enfants d’immigrés d’accéder plus facilement à la nationalité suisse.

Exactement et ça n’est pas anodin dans un pays où plus de 20% de la population est étrangère. "Plébiscite en faveur de la naturalisation facilitée pour la troisième génération" : c’est le titre du quotidien Le Temps, qui rappelle l’objet de cette votation. "Les démarches administratives (…) seront simplifiées". 60,4% des Suisses en ont décidé ainsi. Il fallait aussi que la majorité de 26 cantons de la Confédération soient d’accord pour que le "oui" l’emporte, ce qui a été le cas puisque seuls sept cantons, tous alémaniques, ont voté contre. Cette facilitation de la naturalisation pour les petits-enfants d’immigrés entrera en vigueur dans un an.

"Facilitation", cela suggère que c’est vraiment compliqué d’obtenir la nationalité suisse ?

Le passeport à la croix blanche se mérite. D’abord c’est une procédure longue d’au moins trois ans et chère puisque ça revient à 2.000 euros environ. Mais surtout c’est un parcours du combattant, avec un examen, une sorte de grand oral très redouté surtout pour ses questions sur le système politique suisse et ses trois niveaux de décision : fédéral, cantonal et communal sur l’histoire du pays aussi. La réforme va simplifier les démarches pour les moins de 25 ans. Le site Swissinfo explique que cela leur coutera 900 francs suisses maximum, c’est-à-dire 845 euros et moins encore pour les mineurs.

Cela dit, il reste pas mal de conditions à remplir pour prétendre à la nationalité suisse.

Absolument, pour le jeune lui-même mais aussi pour ses parents et ses grands-parents. Cette réforme n’est pas une révolution, il n’est pas question d’instaurer le "droit du sol" par exemple. Même la députée qui l’a initiée et portée depuis des années, Ada Marra, qui est d’origine italienne, reconnait que c’est une "réformette" mais une réformette historique. D’abord parce que les citoyens Suisses ou les cantons avaient déjà retoqué quatre propositions de révisions constitutionnelles en 1983, 1994 et deux en 2004. Et puis la presse suisse, la Tribune de Genève par exemple, souligne que ces plus de 60% en faveur du "oui" sont une "victoire sur la campagne agressive et biaisée des opposants". En l’occurrence la droite conservatrice populiste qui avait placardé des affiches montrant une femme en niqab. Mais les Suisses n’ont donc pas été convaincus par sa théorie du "grand remplacement".


Eva Roque pour le programme télé

Deux films en une soirée

En ce lundi soir de vacances scolaires, votre télé regorge de films à regarder en famille. Nous en avons sélectionné deux pour vous.

On commence avec un classique : Les aventuriers de l’arche perdue
Une musique du génialissime John Williams à qui on doit également la bande originale de Star Wars. En 1981, il collabore déjà avec George Lucas et Steven Spielberg.
Indiana Jones alias Harrisson Ford débarque alors avec son lasso. Un archéologue-aventurier chargé de récupérer un médaillon, qui le conduira à l’Arche d’alliance, pièce historique aux pouvoirs magiques dont cherche à s’emparer Hitler.
Un grand film d’aventure qui a plutôt très bien vieilli.

Et si on préfère les films plus calmes ?

Direction France 3 à 20.55 pour une aventurière du goût avec Catherine Zeta-Jones, héroïne de cette comédie ultra romantique, Le goût de la vie.
Elle est chef de cuisine à New York, caractérielle, célibataire. Quand sa sœur décède, elle doit s’occuper de sa nièce. Un chef italien charmeur et charmant vient la seconder en cuisine.
La comédie romantique par excellence qui fait du bien et qui pourrait aussi vous donner envie de cuisiner.


Marguerite Lefebvre pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

Et la fin des Feux rouges à la Une d'Aujourd’hui en France. Plusieurs expérimentations ont déjà eu lieu, à Abbeville, Nantes ou encore Bordeaux. Les feux ont été remplacés par des stop ou des ronds-points. À chaque fois, ça marche, il y a moins d'accident. La prochaine ville test sera Paris !
Un constat ce matin dans l'Alsace, les profs ont le blues. Le quotidien consacre une pleine page au mal-être des enseignants. 20 pour cent d'entre eux souhaiteraient changer de métier. Certains osent démissionner tandis que d'autres aimeraient se reconvertir dans la fonction publique, mais la plupart serrent les dents.
Et puis le Sancy fait le plein ! C'est la Une de la Montagne. Affluence dans les stations de ski du massif auvergnat depuis samedi. Tous les cours de skis sont complets, tout comme les hébergements pour les deux semaines à venir.

L'histoire du jour nous emmène à Nice, c’est à lire dans Nice-Matin.

C'est l'histoire d'Éliane, une niçoise de 66 ans, qui pour sa retraite a décidé de changer d'appartement et de s'offrir un deux pièces dans une résidence. Comme l'appartement était déjà loué, elle a demandé à rompre le bail de la locataire, c'est ce que prévoit la loi, sauf que cette locataire refuse de partir.
Résultat depuis quatre mois, Éliane vit dans le garage de cet immeuble, dans son box fermé à clé. Elle y a entreposé toutes ses affaires mais n'a pas d'eau courante, pas de toilettes ni de salle de bain.
"Je suis au bout du rouleau, je n'ai rien fait pour mériter ça" déplore Éliane qui a déjà dépensé plus de 10.000 euros en frais de justice.
Cette jeune retraitée doit désormais attendre la fin de la trêve hivernale, le 15 mars prochain, pour espérer retrouver une vie normale.