Le Vanity Sizing, Louise Michel, la vierge rouge de Mary & Bryan Talbot et le retour de la gastro

  • A
  • A
Le kiosque de Samuel Etienne est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
Partagez sur :

Isabelle Quenin, Nicolas Carreau et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

Isabelle Quenin pour la consommation

Rayon prêt à porter, quelle est notre taille ? Difficile de s’y retrouver.

Pas d’harmonisation et en plus une stratégie commerciale qui rend les choses encore plus compliquées.

Pas facile de s’y retrouver car d’une marque à l’autre, les centimètres varient. Un chemisier taille 38 chez Zara , Promod ou Etam, on respire. Le tour de taille dépasse un mètre rien à voir avec le 38 de chez Gap ou C&A ? Là, le dernier bouton éclate. Normal entre ces deux 38 il y a 20 centimètres d’écart.

Est-ce pareil pour les pantalons ?

Absolument, d’ailleurs une enquête de 60 millions de consommateurs avait relevé la supercherie. Selon les marques, la taille varie de 10 à 20% .

Comment est-ce possible ?

Aucune réglementation et donc aucune harmonisation, chacun fait ce qui lui plait. Ce qui vient encore plus compliquer les choses, c’est la pratique courante du Vanity Sizing, que l’on pourrait traduire par la taille flatteuse.
L’idée est de flatter le client et surtout la cliente en lui faisant croire qu’elle est plus mince et plus proche des canons esthétiques, bref de mentir pour lui faire plaisir. Un 40 devient un 38 afin que nous puissions dire "moi, ça fait 20 ans que je fais un 38, et je n’ai jamais bougé", et pour cause le 38 acheté c’est limite un petit 42.
Une stratégie toute commerciale qui fonctionne à plein régime.

Et ça marche aussi quand on achète sur internet ?

Oui et le vanity sizing est responsable d’un tiers des retours. La situation ne devrait pas s’arranger car nous ne cessons de grandir et de grossir, environ cinq centimètres de plus et cinq kilos de plus en 30 ans.


Nicolas Carreau pour le Livre du jour

Louise Michel, la vierge rouge de Mary & Bryan Talbot à La Librairie Vuibert

Un livre entre roman et BD.

Un roman graphique intitulé : Louise Michel, la vierge rouge à la Librairie Vuibert. Louise Michel, on connait, le nom résonne en nous. Tout le monde a entendu ce nom, y compris grâce à la station de métro. Mais il faut bien admettre qu’on a du mal à se rappeler de ses faits d’armes et de son rôle dans l’histoire de France. Ce livre nous raconte sa vie, mais il commence par sa mort, en 1905, lors de ses funérailles à Paris suivies par des milliers de personnes. Il faut dire qu’elle est l’héroïne, la figure de la Commune de Paris. On comprend dans le livre comment elle s’est imposée et comment elle a galvanisé le mouvement révolutionnaire.

Mais c’est une féministe aussi, Louise Michel ?

Bien sûr ! Elle s’érige contre la domination des hommes, y compris dans l’intimité. "Les hommes, dit-elle, sont comme des monarques dans leur foyer !". Elle a aussi des revendications sociales, bien entendu. Mais ce n’est pas un militantisme pessimiste, Louise Michel a foi en l’avenir. Elle croit surtout au pouvoir de la science pour sauver les hommes. Pour donner à manger à tout le monde, par exemple. Elle est aussi écrivain, passionnée de science-fiction ! Et on apprend dans ce livre que Louise Michel aurait même été à l’origine de 20.000 lieues sous les mers.

De Jules Verne ?

Oui ! Alors, elle n’a pas écrit le livre mais elle aurait eu l’idée et décrit le concept du Nautilus, le sous-marin, et vendu le tout à Jules Verne qui en a fait le roman que l’on connait. Et puis, elle s’intéresse aussi à sa déportation, après la Commune, en Nouvelle-Calédonie, où elle ne trouve rien de mieux à faire que d’enseigner aux Kanaks, ce qui va encore lui attiré des problèmes. Le livre est signé par un couple britannique, des stars de la BD, Bryan Talbot, pour le dessin et Mary Talbot, pour le scénario.

Louise Michel, la Vierge rouge donc pour mieux connaitre le destin de cette héroïne de l’histoire de France.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

À la Une, la gastro, le retour !

Elle se propage déjà en Côte d'Or souligne le Bien Public. Dans le département, le taux épidémique est déjà largement dépassé avec des cas en hausse de 18% en une semaine.
Et la carte de progression publiée ce matin par de nombreux quotidiens est assez claire. En rouge : les Savoie, l'Alsace, le Sud-Ouest, la Corse, et une grande partie Nord, de la Franche-Comté aux Hauts-de-France et jusqu'à la Manche.
Ce qui est étonnant souligne la Voix du Nord, c'est que d’après l’Institut de recherche pour la valorisation des données de santé, le virus connaît une activité anormalement élevée sur tout le territoire. D'ailleurs, la gastro a trois mois d'avance. On reprend donc les bonnes habitudes, notamment un lavage des mains réguliers pour éviter les transmissions.

La personnalité du jour lutte à sa manière contre les pesticides.

Elle s'appelle Justine Lipuma, c’est une jeune docteur en biologie formée à Nice Sophia Antipolis qui vient de créer sa start-up : MycoPhyto. Et déjà, rien que le nom de sa société donne une idée de sa méthode. Des champignons pour renforcer les plantes plutôt que d'utiliser des engrais ou des pesticides. Elle mise sur la synergie entre les plantes et les champignons. On ne parle pas de cèpes ou de champignons de Paris mais d'organismes microscopiques qui sont en quelque sorte des armes naturelles. Les recherches en laboratoire ont été concluantes et l'objectif maintenant, souligne Nice Matin, c'est d'appliquer la méthode à des cultures emblématiques de la région Paca comme l'olivier ou la rose. Les clients potentiels ont déjà été identifiés avec à la clé des méthodes de production plus respectueuses de l'environnement. Le projet en tout cas suscite l'intérêt puisque le mois dernier, Justine Lipuma a été récompensée par la fondation de l'université de Nice en recevant le premier prix du concours création d'entreprise.