Finlande : une deuxième ville sous Helsinki

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Des centaines de tunnels, qui contiennent des parkings ou même des piscines, ont été creusés sous la capitale finlandaise depuis les années 1960. Les projets courent jusqu’en 2020 et ont pour but de décongestionner la ville, constituer un abri contre le froid ou même une catastrophe nucléaire. 

Le journal du monde, tous les soirs, c’est l’occasion de voir le monde sous un autre jour. Même si, pour notre premier sujet aujourd’hui, il n’est pas trop question de voir le jour puisqu’on descend dans les sous-sols de la capitale finlandaise où il existe quasiment une 2e ville !

Sous Helsinki existent plus de 400 tunnels : 9 millions de mètres cubes de passages et d’espaces plus ou moins aménagés. Tout cela a été creusé entre 20 et 80 mètres sous le niveau de la mer. C’est un véritable labyrinthe : il peut y avoir jusqu’à 4 niveaux de tunnels. Le tout taillé directement dans la roche, les murs sont bruts, rugueux. Et la ville souterraine n’a pas fini de s’étendre, dans le plan actuel les projets courent  jusqu’en 2020. Mais d’ores et déjà, elle a la capacité d’accueillir 600 000 personnes, soit population d’Helsinki.

Mais la population a accès à ces sous-sols ? Et qu’est-ce qu’on y trouve ?

Environ 30% de la seconde Helsinki sont accessibles au public avec notamment 30 parkings, une piscine. Il y a aussi une piste de patinage, de hockey sur glace, également une piste d’athlétisme et puis des couloirs, qui permettent aux habitants de se déplacer, parfois, en étant à l’abri des températures négatives de l’hiver. L’idée officiellement affichée, c’est de décongestionner la ville, réduire sa densité. Le développement des espaces publics datent officiellement de 2011.

Oui mais on note tout de même que 70% de ces sous-sols restent secrets.

Bien vu et le plan officiel du projet précise d’ailleurs que "ces infrastructures peuvent faire office d’abri pour la population des adaptations garantissent une protection". Et là, on touche à l’essence même de ce projet, dont les 1ers coups de pioche remontent aux années 60, en pleine guerre froide. Les bâtiments du parlement et de la télé publique seraient reliés par en-dessous plusieurs tunnels mèneraient à l’aéroport. La roche abriterait aussi un bâtiment d’archives sensibles du gouvernement.

Et finalement, la poursuite, aujourd’hui, de ces constructions en sous-sol, raconte quelque-chose du sentiment qui domine chez les Finlandais : celui qu’il faut se tenir prêt à se défendre, le cas échéant. D’ailleurs le service militaire est pris très au sérieux dans le pays. Ce qui inquiète, ce sont les tensions avec Moscou. La Russie intensifie ses activités militaires dans la région de la mer Baltique et viole assez fréquemment l'espace aérien et les eaux territoriales de ses voisins. Et la Finlande, qui ne fait pas partie de l’OTAN, se retrouve souvent en 1ère ligne avec ses 1400 kms de frontière commune avec le grand voisin russe.

Deuxième histoire, nous voilà à Barcelone une ville qui est devenue l’une des capitales des vendeurs à la sauvette en Europe. Bonsoir Henry de Laguérie !

Ils sont près de 800 chaque jour à étaler leurs marchandises en pleine rue. Mais certains commencent à en avoir marre de la clandestinité alors voilà, ça sonne comme un paradoxe : la première boutique officielle de vendeurs à la sauvette a ouvert ses portes ce matin.

Oui une boutique dans le quartier métissé et très populaire du Raval en plein centre-ville à quelques encablures des ramblas. C’est une alternative à la vente illégale : on y trouve des vêtements, des sacs à main et bientôt des chaussures ce ne sont pas des contrefaçons, ces produits  n’ont pas été confectionnés en Chine. Non ils sont fait main, par des vendeurs à la sauvette. Une trentaine d’entre eux a monté une coopérative le "syndicat populaire des vendeurs ambulants". Ils ont créé leur marque et veulent désormais vendre leur production. 

Leur objectif, c’est surtout de sortir de la marginalité. Car ces vendeurs viennent tous d’Afrique de l’ouest, ils ont fui leur pays et vivent dans des conditions extrêmement précaires. Pour les autorités qui ont salué l’initiative, il s’agit de freiner la vente illégale. Le petit commerce est très remonté contre l’équipe municipale accusée de laxisme.

Oui pas simple, pour la mairie, de contenter tout le monde.

Et non parce que avant de devenir maire, l’emblématique Ada Colau était une militante associative qui a défendu les vendeurs à la sauvette. Elle a critiqué l’hostilité de la police à leur égard. Une fois au pouvoir, difficile de leur tourner le dos. Et d’ailleurs c’est aussi pour ça qu’ils ont fait de Barcelone leur lieu de prédilection. Au lieu de les pourchasser, la mairie essaye donc d’organiser les choses pour minimiser les nuisances.

Qu’est-ce qu’ils proposent concrètement, à la mairie ?

Elle a créé une autre coopérative, avec 15 vendeurs qui ont régularisé leur situation et qui se sont regroupés. Ils vendent de l’artisanat dans les marchés et lors des fêtes de quartier. La municipalité leur offre également des formations. Et à terme, de nouveaux projets devraient voir le jour : un marché légal dédié à la vente de produits faits par d’anciens vendeurs à la sauvette, l’ouverture d’un restaurant et si le succès est au rendez-vous, l’ouverture de nouvelles boutiques. Merci Henry de Laguérie, vous étiez en direct de Barcelone.

En bref, avant de refermer ce journal du monde samedi c’était le 11 novembre. Quatre chiffres "1" d’affilée. la Chine s’est saisie du symbole !

Pour en faire un événement marketing : la "journée des célibataires", avec des soldes de folie ! Le géant de la vente en ligne Alibaba avait organisé une grande soirée de gala en s’offrant les services de stars comme Nicole Kidman, Pharrel Williams ou le grand pianiste Lang Lang. Les ventes s’affichaient en temps réel sur un écran. Et ce fut un record : presque 22 milliards d’euros de vente ! Alibaba n’a plus grand-chose à envier à son concurrent américain, Amazon, qu’il taquine à Wall Street pour le titre de groupe d’e-commerce le plus cher du monde.

Moins mercantile : une nouvelle application en Australie pour identifier les grenouilles.

Imaginez, vous vous promenez et entendez une grenouille. Hop : votre téléphone vous dit de quelle espèce elle est. C’est une sorte de Shazam de la nature (cette appli qui reconnait les musiques). 240 espèces sont recensées tout de même ! Les créateurs de l’appli, l’Australian Museum, veulent sensibiliser le public au sort des petits amphibiens.