En Iran, où l'alcool est interdit, le gouvernement s'occupe des alcoolo-dépendants

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Le journal du monde est une chronique de l'émission Hondelatte raconte
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Les autorités iraniennes ne nient plus que certains de leurs citoyens peuvent avoir des problèmes d’alcool. Un réseau de type "Alcooliques anonymes" a été autorisé. 

  • La première destination, c’est la "République islamique d’Iran" où les autorités ne nient plus que certains de leurs citoyens peuvent avoir des problèmes d’alcool.

L’alcool est pourtant strictement interdit dans le pays depuis la révolution islamique de 1979. Mais il existe un principe de réalité : toutes sortes de breuvages arrivent illégalement par l’Irak voisin et finalement, c’est assez facile de s’en procurer. Une enquête du New-York Times explique que l’on peut même être livré à domicile. Et des statistiques officielles avancent qu’au moins 10% de la population s’y est mis.

Des cliniques ont ouvert. Assez logiquement, certains "tombent" dans l’alcoolisme. Depuis 2 ans, à la demande du ministère de la Santé, des centres de traitement des addictions ont été priées de s’occuper des personnes dépendantes. Des cliniques privées ont ouvert et tout un réseau de groupes de type "Alcooliques Anonymes" a été autorisé.  

Une évolution en douceur. Pour autant, cela ne signifie pas que la consommation d'alcool sera bientôt autorisée. Et c'est le paradoxe qui subsiste. Sous l’impulsion du président modéré Rohani, une personne dépendante à l’alcool n’est plus considéré comme un criminel méritant des coups de fouet mais comme un "patient". On voit même sur les routes des pubs associant bouteilles de whisky et voitures accidentées, manière de dire "on sait bien que vous buvez, mais attention". Dans un même bâtiment municipal, vous pouvez trouver un jardin d’enfant, un cours de religion et une salle prêtée aux Alcooliques anonymes. Mais la police organise toujours de grands shows médiatiques où des bulldozers détruisent des milliers de bouteilles de contrebande. Ça s’appelle une évolution en douceur.


  • Deuxième histoire : celle d'une innovation étonnante, qui en dit long sur l’état du Japon, un pays où les personnes âgées sont de plus en plus nombreuses.

Une société privée japonaise s’apprête à lancer les funérailles en drive-in ou l'enterrement depuis sa voiture.  Les conducteurs se garent devant un guichet, comme au fast food. Ils signent un registre de condoléances sur une tablette que leur tient un préposé. Avec leur carte bleue, ils font un petit don financier, comme c'est l'usage, au Japon pour contribuer aux frais des funérailles. Ensuite, ils se recueillent pendant que, sur un écran, devant eux, brûle une baguette d'encens électronique. Et la famille du défunt suit tout cela depuis la salle de cérémonies, sur écran vidéo.

Les crématoriums débordés. Ces "drive-in funéraires" ont été conçus notamment pour les personnes âgées. Pour leur éviter de devoir descendre de voiture puis de se déplacer en chaise roulante. Ce secteur économique s'adapte au vieillissement de la population au Japon. Car 35 millions de Japonais sont âgés de 65 ans ou plus. Soit 27% de la population, c’est un record mondial. Et cela pose de gros problèmes pratiques. Car plus d'un million de Japonais doivent être incinérés chaque année. Or, les crématoriums sont débordés. Donc les familles des défunts doivent se contenter de crémations "low-cost" : des cérémonies ultra-rapides, qui se succèdent sans discontinuer. Ou alors, si elles veulent une crémation digne de ce nom, doivent se mettre sur une liste d’attente. 

C'est pour cela qu'existent au Japon ce qu'il faut appeler des "hôtels pour défunts". D’immenses chambres froides, en fait, où l'on stocke les cercueils le temps qu'il faut.

Des robots pour les cérémonies. Les obsèques deviennent ainsi un business. Or les seniors japonais sont nombreux à être touchés par la pauvreté. 19% d'entre eux vivent sous le seuil de pauvreté, c'est un record dans les pays industrialisés. Donc beaucoup ne peuvent pas offrir de funérailles traditionnelles à leur conjoint décédé. C'est pourquoi, pour réduire le coût des cérémonies, depuis cet été, les religieux sont remplacés par des robots que l'on a programmés pour réciter les incantations bouddhistes sacrées.

On peut aussi, d'un simple clic sur internet, faire appel aux services de religieux bouddhistes "free lance", qui coûtent moins cher. En somme, c'est l'"ubérisation" des rites funéraires .


  • Deux informations en bref... 

Le chien était drogué. Il y a quelques mois, dans le nord de Londres, une équipe de la BBC qui tournait un reportage sur la drogue avait assisté, impuissante, à l’agression d’un homme par son bull terrier. Le chien avait écrasé le larynx de son maître dans sa gueule. Les analyses montrent aujourd’hui de très forts taux de morphine et de cocaïne dans les urines du chien. Il avait sans doute mangé la drogue. Le chien a tué son maître parce qu’il était drogué. 

Miss Texas tacle Trump. C’était le concours de Miss America dimanche, et Miss Texas s’est distinguée. Pourtant elle n’a pas gagné mais pendant le concours, elle est interrogée par le jury sur les violences de Charlottesville et sur la réaction de Donald Trump, qui n’avait pas condamné les suprématistes du Ku Klux Klan. Le président américain avait dit que les torts étaient partagés. Miss Texas avait 20 secondes pour répondre, elle a vivement taclé le président américain et a gagné beaucoup de fans, dimanche.