Le président a-t-il les moyens de ses promesses ?

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Le journal de l'éco est une chronique de l'émission Europe soir
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François Hollande veut de nouveau abaisser l'impôt sur le revenu, contre l'avis de Bruxelles.

La Bourse en baise nette à cause de l’euro : -1,67% à 4367 points.

On en parlait hier, l’euro a touché 1,16 dollar avant de redescendre un peu. Cette spéculation est aussi la cause du pétrole et des banques italiennes. Bref, les boursiers cherchent les mauvaises nouvelles...

Le chiffre du jour : 10,1

François Hollande reçoit un renfort dans son optimisme. La Commission européenne envisage une baisse du chômage en France dès cette année, avec un taux qui reviendrait de 10,4% en 2015 à 10,2% cette année, puis 10,1% en 2017.


La personnalité du jour : Isabelle Kocher.

A l’issue de l’assemblée générale d’Engie, l'actuelle N°2, ancienne de GDF Suez, X-Mines de quarante-neuf ans, va prendre le poste de directrice générale. L’actuel PDG, Gérard Mestrallet, devient alors président non exécutif. Isabelle Kocher devient ainsi la première femme à diriger un groupe du CAC 40.


Le fait du jour : François Hollande veut abaisser les impôts.

Michel Sapin dit les objectifs de déficits ne seront pas changés. Est-ce possible ?

Le président a-t-il les moyens de ses promesses ? Et des promesses il en fait, aux taxis, aux paysans, aux étudiants aux intermittents, bref à tous les mécontents. Il y en a déjà pour 4 milliards de dépenses supplémentaires par rapport au budget. Et maintenant s’ajoute une nouvelle baisse d’impôts pour les plus modestes. Le président a déjà abaissé cet impôt sur le revenu en 2014, 2015 et 2016 mais cela devait s’arrêter en 2017, année électorale, on comprend qu’il veuille poursuivre.

Michel Sapin de son côté confirme que les objectifs de déficit, sur lesquels s’est engagé la France auprès de Bruxelles, sont de passer de 3,5% du PIB en 2015 (7% en 2010), à le déficit public devrait repasser à 3,4% cette année puis à 2,7%, sous les 3% en 2017.

Le problème est que Bruxelles ne croit déjà pas à ces chiffres sur le budget.

Non la commission vient de redonner aujourd’hui ses perspectives, le déficit sera de 3,5% cette année et non pas 3,4%, et 3,2% en 2017 et non pas moins de 3%. Vu comme cela, le président français n’a pas les moyens. Tout cadeau supplémentaire va creuser le trou.

La différence vient d’abord de l’espoir de croissance. Bruxelles est plus pessimiste : 1,3% cette année, Bercy compte sur 1,5%. Sur ce point on peut penser que Hollande a raison.

Et la différence vient aussi des économies supplémentaires dans les autres dépenses de l’État. Michel sapin va devoir encore couper si le président veut baisser les impôts

La conclusion est quand même drôle, ou triste : François Hollande coupe dans les dépenses d’État pour baisser les impôts, il fait exactement l’inverse de la politique qu’il a engagée en 2012. Preuve que le choc fiscal d’alors restera comme la grosse erreur du quinquennat.

 

 

La Bourse en baise nette à cause de l’euro

 

-1,67% à 4367

On en parlait hier l’euro a touché 1,16 dollar

 

 

Le chiffre du jour

François Hollande reçoit un renfort dans son optimisme

la Commission européenne envisage une baisse du chômage en France dès cette année, avec un taux qui reviendrait de 10,4% en 2015 à 10,2% cette année, puis 10,1% en 2017.

 

La personnalité du jour :

 

Isabelle Kocher. A l’issue de l’assemblée générale d’ Engie la N°2 d’Engie, ancien GDF Suez, X-Mines de quarante-neuf ans, va prendre le poste de directrice générale. L’actuel PDG, Gérard Mestrallet, devient alors président non exécutif. Isabelle Kocher

 Devient ainsi la première femme à diriger un groupe du CAC 40.

 

Le fait du jour : François Hollande veut abaisser les impôts. Michel Sapin dit les objectifs de déficits ne seront pas changés. Est-ce possible ?

 

Le président a-t-il les moyens de ses promesses ? Et des promesses il en fait, aux taxis, aux paysans, aux étudiants aux intermittents, bref à tous les mécontents. Il y en a déjà pour 4 milliards de dépenses supplémentaires par rapport au budget. Et maintenant s’ajoute une nouvelle baisse d’impôts pour les plus modestes. Le présidnet a déjà abvaissé cet IR en 2014, 2015 Et 2016 mais cela devait s’arrêter en 2017, année électorale, on comprend qu’il veuille poursuivre.

,.Michel Sapin de son côté confirme que les objectifs de déficit, sur lesquels s’est engagé la France auprès de Bruxelles, sont de passer de 3,5% du PIB en 2015 (7% en 2010), à le déficit public devrait repasser à 3,4% cette année puis 2,7%, sous les 3% en 2017

 

Le problème est que Bruxelles ne croit déjà pas à ces chiffres sur le budget

 

Non la commission vient de redonner aujourd’hui ses perspectives, le déficit sera de 3,5% cette année et non pas 3,4%, et 3,2% en 2017 et non pas moins de 3%. Vu comme cela, le président français n’a pas les moyens. Tout cadeau supplémentaire va creuser le trou.

La différence vient d’abord de l’espoir de croissance. Bruxelles est plus pessimsite : 1,3% cette année, Bercy compte sur 1,5%. Sur ce point on peut penser que Paris a raison

Et la différence vient aussi des économies suppélementaires dans les autres dépenses de l’Etat. Michel sapin va devoir encore couper si le président veut baisser les impôts

La conclusion est quand même drôle, ou triste : FH coupe dans les dépenses d’Etat pour baisser les impôts, il fait exactement l’inverse de la politique qu’il a engagée en 2012. Preuve que le choc fiscal d’alors restera comme la grosse erreur du quinquennat