AccorHotels rachète le canadien FRHI

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Le journal de l'éco est une chronique de l'émission Europe soir
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AccorHotels a annoncé, mercredi 9 décembre, le rachat du canadien FRHI, propriétaire des enseignes Fairmont, Raffles et Swissôtel, trois des plus beaux fleurons de l’hôtellerie de prestige.

Bourse
La Bourse en petite hausse à + 0,31% 4651. Le pétrole est au plus bas à -1%, à 36 dollars, ce qui jette un doute sur la Chine et inquiète.

Le chiffre du jour
4,8 millions d’euros. C’est ce qu’aurait coûté l’édition 2013 de Paris Plages, selon un rapport confidentiel de la Chambre régionale des comptes d’Île-de-France, des chiffres révélés par Le Point jeudi.
Une somme trois fois plus élevée que celle annoncée par la mairie, qui indiquait qu’1,5 million d’euros avaient été dépensés pour l’organisation de cet évènement emblématique de la ville de Paris. Organisé depuis 2002 à l’initiative de Bernard Delanoë et repris par Anne Hidalgo, Paris Plages se veut un évènement "populaire". Mais selon ce rapport, la mairie aurait organisé un montage comptable pour diminuer les dépenses.

Le rachat du jour
AccorHotels a annoncé, mercredi 9 décembre, le rachat du canadien FRHI, propriétaire des enseignes Fairmont, Raffles et Swissôtel, trois des plus beaux fleurons de l’hôtellerie de prestige. Une opération à 2,6 milliards d’euros. Il s’agit de la plus grosse acquisition de l’histoire du groupe hôtelier tricolore qui lui permet d’entrer dans le luxe.

Le fait du jour : les fusions dans les télécoms. Emmanuel Macron ne s’opposerait pas à un rachat de Bouygues télécoms par Orange.
Le milieu de l’économie avait été très sceptique sur la reprise de Bouygues télécoms par SFR, il l’est moins. On pourrait revenir à trois opérateurs en France, le gouvernement précédent était passé à quatre avec l’arrivée de Free, on revient donc en arrière.

Pourquoi ?
L’heure est moins à la concurrence acharnée qu’à la consolidation un peu partout en Europe. Free avait permis de baisser les prix, c’est fait, maintenant il faut surtout autre chose : préparer l’avenir et investir dans les réseaux 4 G et bientôt 5G. C’est cher, il faut des capacités d’investissement donc des marges et une taille, taille que Bouygues n’a plus.
Ce qui est étonnant c'est que les rachats auraient pu se faire à l’échelle européenne plutôt que française. Il y a une vingtaine d’opérateurs en Europe, c’est quatre fois trop. Ça a lieu un peu, Bouygues et Bolloré sont candidats au rachat de Télécom Italia, mais encore bien trop lent. La commission européenne n’a pas encore changé de logiciels, elle reste sur la concurrence.