Comptines pour enfants : Tarantino a côté c’est la reine des neiges !

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Le coup de patte est une chronique de l'émission Europe matin
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Chaque jour, Nadia Daam vous présente son coup de patte personnel.

Tous les parents vous le diront, donner la vie à un petit être innocent est une source inépuisable de joie et de bonheurs au quotidien.

Être parent, c’est une parenthèse enchantée sous une brise de printemps, une farandole d’enchantements, un tsunami de tendresse, un océan de kiff émaillé ici et là, de moments que l’on qualifiera pudiquement de tellement relous.

Ce moment par exemple où tu tiens un stand de chambouletout à la kermesse de l’école avec une couronne en papier crépon sur la tête et où tu dois encourager un gosse qui s’appelle "Châtaigne" sans glousser.

Ce matin ou tu réveilles ton enfant, la chair de ta chair, en gazouillant à son oreille et qu’il te dit "maman, ça sent pas bon dans ta bouche". Alors que ça sentait pas bon dans sa couche, mais toi tu avais l’élégance de pas relever.

Ou encore, ce moment ou plutôt ces moments où tu dois chanter pour la énième fois la même comptine sans broncher. Ces comptines, on les connaît tous. On les fredonne machinalement, sans jamais avoir analysé le sens des paroles. C’est une tâche à laquelle s’est attelé un internaute sur Twitter. Il a publié le sens caché des chansons que l’on chante bêtement depuis des années voire des siècles à nos enfants, sans jamais en avoir décelé la cruauté ou la vulgarité.

On pense leur chantonner des histoires de meunier qui dort ou de mère Michel qui a perdu son chat. En réalité les comptines pour enfant, c’est Hondelatte raconte.

Par exemple : "une souris verte qui courait dans l’herbe" raconte l’histoire d’un soldat torturé par les soldats républicains pendant la Guerre de Vendée. Il ne faut pas le dire trop fort, parce que quand on dit "guerre de Vendée", en général, Lorent Deutsch se fait hélitreuiller pour atterrir dans le studio et crier "génocide vendéen".

Autre exemple : "il était un petit navire qui n’avais ja-ja-ja-mais navigué" c’est le récit d’un bateau perdu en mer et dont l’équipage a fini par s’entre-s’entre-s’entre-dévorer.

"Nous n’irons plus au bois, les lauriers sont coupés", c’est pas du tout une comptine sur les drames de la déforestation mais sur l’épidémie de MST dans les jardins de Versailles.

Et c’est pareil pour 60 comptines populaires. C’était bien la peine d’installer un contrôle parental si c’est pour leur chanter ces trucs, Tarantino a côté c’est la reine des neiges.

Figurez-vous que des doubles sens comme ceux-là, il y en a plein la littérature enfantine ou les dessins animés. Un jour, Nadia Daam vous racontera sa théorie sur les paroles de oui-oui  "Oui vas-y Oui-Oui en avant oui-oui, c’est toi qui conduit" ; mais vous n’êtes pas prêts.