Dératisation : des pièges contre les nuisibles plutôt que des pesticides

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La Une de l'éco est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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Les entreprises de dératisation qui luttent contre les nuisibles se sont multipliées en quelques années.

On assiste à un boom spectaculaire des entreprises qui luttent contre toutes ces petites bêtes (pas très sympathiques) qui envahissent nos maisons et nos jardins comme les punaises de lit, les frelons asiatiques, les moustiques tigres et autres nuisibles en tout genre.

Avec le réchauffement climatique, on voit de nouveaux insectes comme la chenille qui s'attaque à nos arbres et qui remontent du sud vers le nord.
Le moustique tigre est présent maintenant sur une bonne partie du territoire.
On a une recrudescence à Paris, d'un nuisible que l'on connait bien, les rats. On dénombre pas moins de six millions de rats à Paris pour deux millions d'habitants, soit trois fois plus de rats que d'humains. À Marseille, il y a 10 fois plus de rats que d’habitants !

Et donc ? c'est le jackpot pour les entreprises de dératisation ?

Autrefois qu'aurait-on fait ? La méthode radicale à l'ancienne était de balancer des produits toxiques à grande échelle pour éliminer les nuisibles. Des bidons entiers de pesticide et des palettes de mort-au-rats.
Sauf qu'aujourd'hui, on essaye d'etre un peu plus respectueux de l'environnement.
Un expert du secteur, interrogé ce matin dans les Échos, explique : "On Balance entre risque chimique et risque sanitaire".

Plutôt que d’avoir recours à des produits chimiques, on essaie de piéger tout ces nuisibles.
Le nombre d'entreprise pour traiter ces nuisibles a quasiment doublé en quatre ans. C’est désormais un secteur qui emploie plus de 5.000 salariés.
Exemple: Pour piéger les moustiques, l’entreprise développe des pastilles de phéromones, des capsules qui reproduisent l'odeur de la peau pour attirer le moustique et le piéger dans un bocal.