Primaire PS : fantômes aux urnes

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La revue de presse est une chronique de l'émission Europe matin
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La presse quotidienne revient ce mardi sur les irrégularités qui ont entaché le premier tour de la primaire de la gauche.

Ce matin en Une de vos journaux on hésite : effarement, consternation ?
La Croix : la gauche, famille décomposée.
Libération : Benoît Hamon : le compte est (presque) bon.
L’Opinion : Parfum de triche sur la primaire.
L’Écho de la Haute Vienne : Fantômes aux urnes.
Le Parisien : c’est quoi ce mic-mac ?

Pendant ce temps, les Échos nous alertent : Climat : la menace qui pèse sur la sécurité alimentaire.

Parti Socialiste

Sur le dessin de Kak, dans l’Opinion, Thomas Clay et Jean-Christophe Cambadélis affublés de bonnets d’âne comptent les bulletins : "Nous pouvons déjà certifier que la primaire a rassemblé un total de sept candidats, en hausse de 17% par rapport à celle de 2011". Sur le site Figarovox, David Desgouilles s’interroge : Faut-il dépêcher des observateurs de l’ONU pour la primaire ? Dans Le Figaro, des ténors socialistes affichent leur résignation : "On reste dans le folklore socialiste". Dans Le Parisien, un autre s’étrangle : "Vous m’expliquez comment on passe de 400 000 votants à midi à un million à 17h, puis deux millions ?" Tandis qu’un autre blague : "Il n’y a plus assez de militants au PS pour bourrer les urnes". Et le dessin de Ranson montre Manuel Valls, Jean-Christophe Cambadélis et Benoît Hamon empêtrés dans leur recomptage. Emmanuel Macron s’approche, faussement aimable : "Vous avez besoin d’aide ? J’ai été banquier, je sais compter".

On en oublie les autres candidats

Libération l’écrit en grosses lettres : La France vive, et commente : Il s’agit du slogan cocardier du candidat EELV à la présidentielle, Yannick Jadot. Un candidat qui aspire à devenir Président de la République française et qui écrit le mot France dans son slogan de campagne, en effet, c’est scandaleusement franchouillard…

Prêtres pédophiles

C’est une double page terrible, dans Le Parisien : Ce que deviennent les prêtres pédophiles. Certains ont été renvoyés de l’état clérical, d’autres ont seulement changé de diocèse, presque tous bénéficient d’un soutien financier par exemple avec un poste de salarié laïque. L’un d’eux témoigne de son sentiment de culpabilité mais semble minimiser les blessures qu’il a provoquées. Il met sur un pied d’égalité la douleur de ses anciennes victimes et la sienne. "La pédophilie nous a détruits, elles comme moi", constate-t-il. Une des victimes se dit choquée que certains se réfugient dans les monastères. "Les sœurs leur font la soupe, ils sont assistés en toute bienveillance jusqu’à la fin de leur vie". L’Église a enfin ouvert les yeux mais sa nature même est de croire en la rédemption.

Les méfaits du bruit

Nous nous plaignons de la pollution sonore. Pourtant, La Croix nous rappelle ce que furent les bruits de Paris à une époque où les cloches sonnaient toutes les heures, où les ateliers d’artisans étaient ouverts sur l’extérieur, où les marchands ambulants lançaient les fameux cris de Paris et invectivaient le client récalcitrant en moquant les figures de pâté de foie. Un auteur vantait l’oreille exercée des servantes qui savaient distinguer du 4ème étage si l’on criait des maquereaux ou des harengs. Aujourd’hui, le bruit des voitures a remplacé les cloches, les animaux. Alors, certains fuient à la campagne. Mais là, justement, ils ne supportent ni les cloches ni les animaux. Le Chasseur Français consacre un article à ces citadins que la campagne dérange. Ceux qui obtiennent des tribunaux que les cloches cessent de sonner, que le voisin paysan cesse d’utiliser son tracteur. Michel et Annie Pécherat ont écopé d’une amende de 7.200 euros et d’une astreinte de 150 euros par jour pour reboucher leur mare, où crient des grenouilles. Leurs comptes bancaires sont bloqués et il leur reste 535 euros pour vivre. Mais la mare abrite des amphibiens protégés par une directive européenne. S’ils la rebouchent, ils risquent 45.000 euros d’amende pour destruction d’espèce protégée. Merci aux urbains amateurs de nature morte.


Même si la primaire semble servir Emmanuel Macron, le Huffington Post nous dit que ses partisans s’inquiètent depuis qu’Alain Minc a annoncé son ralliement. Twitter se déchaîne : "Macron est foutu, Minc lui apporte son soutien #chat noir". "Alain Minc a voté Balladur, Sarkozy, Juppé. Toujours pour le candidat de droite battu". "Alain Minc, l'homme qui s'est trompé sur tout et s'est toujours trompé". "Il ne manque plus que le baiser qui tue de Hollande" Quand on se veut anti-système, c’est sûr…