Du sang artificiel pour faire face à la pénurie

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Innovation est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.

Bonne nouvelle pour la transfusion, on a peut-être trouvé une solution à la pénurie de sang.

Une pénurie de sang qui avait été criante, il y a un an, juste après les attentats. Il faut savoir que le sang ne se conserve pas indéfiniment, une quarantaine de jours au maximum. Donc il faut régulièrement reconstituer les réserves. C’est pour cela que l’on multiplie les appels aux dons. Eh bien, on aura peut-être bientôt des réserves illimitées. Parce que les services de santé publique anglais ont mis au point un sang artificiel impossible à distinguer du sang humain.

Ce n’est pas la première fois que l’on s’emballe sur du sang artificiel. On ne risque pas encore d’avoir de faux espoirs ?

La différence, dans ce cas, c’est qu’on a passé le stade de la recherche et des tests en laboratoire. Pour la première fois, on va transfuser du sang artificiel sur des volontaires. On va leur en injecter de toutes petites quantités pour valider, pour la énième fois, qu’il n’y a pas d’incompatibilités. D’ailleurs, les risques semblent limités puisque ce sang est cultivé, en laboratoire, à partir de cellules souches de sang humain et de cordon ombilical. Donc si tout se passe bien, on pourrait le produire directement dans les banques de sang et être sûr d’en avoir toujours en réserve.

Ça veut dire que le don du sang ne sera plus nécessaire ?

Non. L’idée, c’est de s’en servir pour traiter, en priorité, certaines maladies du sang qui ont régulièrement besoin de transfusions. Le don du sang restera essentiel, tout simplement parce qu’il est gratuit et qu’il permet d’avoir rapidement de gros volumes. Ce qui est loin d’être le cas du sang artificiel.