Des lunettes qui sous-titrent les pièces de théâtre, les spectacles et l’opéra

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Innovation est une chronique de l'émission Europe matin
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Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.

On connaissait les lunettes 3D au cinéma. Désormais, il y a aussi des lunettes qui sous-titrent les pièces de théâtre et l’opéra.
C’est vrai qu’à l’étranger, on visite les monuments, les musées, mais on va rarement au théâtre. Parce qu’à moins de parler la langue, on n’y comprend rien. Désormais, en entrant dans la salle, ce sera comme au cinéma : on va vous proposer une paire de lunettes un peu spéciales. Vous les mettez sur le nez, vous choisissez votre langue et des sous-titres vont s’afficher en superposition, rien que pour vous, pendant la pièce. 
C’est une technologie mise au point par la startup Panthea. Une jeune société franco-allemande spécialisée dans le sous-titrage multilingue du spectacle vivant. Donc pas seulement le théâtre, mais aussi l’opéra, les spectacles et les comédies musicales.

Comment ça marche ? Il y a un écran dans les lunettes ?
Oui, un écran transparent et un petit boîtier sur la branche qui va projeter les sous-titres directement dans votre champ de vision. En fait, il fonctionne un peu comme l’affichage tête-haute des voitures. Donc c’est assez sophistiqué. En revanche, pour la synchronisation des sous-titres, tout reste manuel. Comme il s’agit de spectacle vivant, un acteur peut se tromper, avoir un trou de mémoire. Du coup, c’est un régisseur qui avance les sous-titres au bon rythme et qui recale le tout si quelqu’un saute une réplique par exemple.

Il y a déjà beaucoup de salles équipées ?
Ça commence doucement. La plupart des salles sont d’ailleurs en France. Ils viennent par exemple de signer avec l’Opéra Garnier à Paris. On va les retrouver au festival d’Avignon, mais aussi à Berlin et à Londres. L’objectif est de faire sauter la barrière de la langue et de permettre aux touristes étrangers de profiter des mêmes spectacles que les locaux. Imaginez-vous à Pékin, devant le seul-en-scène d’une star locale, riant autant que ceux qui sont autour de vous. Une véritable immersion culturelle. Mais la technologie pourrait également être utilisée en France, par des Français. Notamment par les sourds et malentendants.