Primaire de droite : une rentrée très musclée !

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L'édito politique est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Alors que François Fillon ne se gêne pas pour taper sur Nicolas Sarkozy, ce dernier n'est pas en reste dans la bataille qui l'oppose à Alain Juppé.

La politique c’est la primaire de la droite qui a démarré ce week-end avec la rentrée de François Fillon. Cette fois la campagne des primaires à droite est lancée. On s’attendait à ce que ce soit musclé mais peut-être pas à un tel niveau de violence.

La violence est l’arme des faibles et la rentrée de François Fillon en est la parfaite illustration. L’ancien premier ministre tape direct en-dessous de la ceinture en évoquant la mise en examen de Nicolas Sarkozy, candidat aux solutions stupides et imbéciles. Contrairement à ce qu’il proclame, François Fillon a perdu ses nerfs. Pourquoi ? Parce qu’il est faible, il est donné quatrième dans les sondages derrière Bruno Le Maire. Il est en état d’asphyxie politique et il ne faut pas oublier que son itinéraire, il l’a construit dans le sillage, au service de Nicolas Sarkozy comme Premier ministre. Aujourd’hui, il n’a pas d’autre choix pour tenter de survivre que de s’acharner sur celui qui l’a fait.

C’est plus feutré chez Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, les deux favoris, mais les coups pleuvent là aussi.

Procès en mollesse et en angélisme d’Alain Juppé par Nicolas Sarkozy "L’autorité ce n’est pas l’agitation" lui rétorque le Maire de Bordeaux, qui au passage ne varie pas sur le fond de sa ligne modérée, de refus d’emballement face au terrorisme. Droit dans ses bottes, ce qui ne l’empêche pas de rendre coup pour coup et rendez-vous compte qu’il y a trois débats à venir, c’est juste le début.
La primaire du PS de 2011 à côté avec Martine Aubry et sa célèbre maxime "quand c’est flou y a un loup" c’était la cour d’école maternelle à côté. Le risque, c’est que ça dégénère, que les entourages se mettent à castagner à leur tour, que la primaire censée enclencher une dynamique et donner un élan ou un souffle au vainqueur, ne consacre finalement un candidat à la gueule tellement amochée qu’il se présentera affaiblit à la présidentielle. A la tête d’une famille mal remise de la guerre fratricide, le risque c’est une primaire en négatif qui détruit au lieu de construire. Il ne faut pas perdre de vue que les candidats à la présidentielle des autres partis, en spectateurs attentifs et gourmands nourriront leur campagne sur les critiques qui pleuvent sur la tête de leur futur adversaire.