Les parties de jambes en l’air d’une hôtesse de l’air embarrassent la compagnie Transavia

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SAISON 2016 - 2017

Une commissaire de bord de la compagnie Transavia aurait consigné ses années de parties de jambe en l’air avec ses collègues et notamment dans le cockpit.

Dans la presse internationale, la compagnie aérienne Transavia, filiale low-cost d’Air France, est en pleine turbulences. La presse Néerlandaise fait ses choux gras d’un scandale sexuel.

Le scandale sexuel de l’hôtesse du sexe, titre avec finesse le quotidien Le Telegraaf à propos de cette affaire que la compagnie tente d’étouffer depuis des mois. Une commissaire de bord, c’est la chef des stewards et de toutes les hôtesses, aurait consigné dans un journal numérique ses années de parties de jambe en l’air avec ses collègues. À l’hôtel parfois, mais surtout dans le cockpit, en plein vol. Ce qui est fou, c’est la manière dont on l’apprend, elle n’a pas voulu se faire de l’argent en publiant un livre, mais son mari trompé est tombé sur le pot aux roses. De rage, il menace de tout balancer : les noms, les dates et les circonstances, de tout rendre public. Pour l’arrêter la compagnie a porté plainte, l’affaire devait être jugée en toute discrétion à La Haye, le 24 octobre mais, et c’est bien là le problème, il y a eu fuite.

Ça veut dire que la compagnie savait ?

Évidemment elle aurait préféré que cela ne s’ébruite pas. Imaginez la scène, un pilote s’envoyant en l’air aux commandes d’un boeing à 3.600 mètres d’altitude, pendant que les hôtesses sont laissées sans supervision. Un désastre pour l’image. Elle assure aujourd’hui qu’elle a fait son enquête, que jamais la sécurité des passagers n’a été en péril, mais elle refuse de fournir des preuves, en se cachant derrière la vie privée de ses employés, beaucoup qui ont convolé avec l’hôtesse volage étaient eux aussi mariés.

Ce qui est amusant, c’est que la presse cherche du coup à vérifier la crédibilité des idylles rapportées. On convoque des experts, comme dans le Algemeen Dagblad, qui débattent. Non, le cockpit, c’est trop petit et puis le sol est froid, selon l’un. Sauf si, dit un autre, ils ont utilisé le strapontin, juste derrière les pilotes, il y a plus d’espace. Et l’expert est formel, pas de risque de poser le pied sur les boutons. On se demande s’il n’a pas essayé lui aussi. Bref, le confort de la couchette du réduit de l’équipage devient un dossier brûlant, on attend toujours la réaction de l’autorité de l’aviation.