Bourse : Altice dévisse et perd cinq milliards d'euros

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Axel de tarlé vous parle économie est une chronique de l'émission Europe matin
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Chaque jour, Axel de Tarlé fait un point sur l'économie.

Journée noire pour Altice (la maison mère de SFR, BFM, Libération ou l'Express ) qui a dévissé de 23 % en Bourse.

Le groupe de Patrick Drahi a perdu en une seule journée, en Bourse, cinq milliards d'euros !
C'est énorme car avec un telle somme, on peut racheter cash le groupe TF1 et le groupe M6.

Que s'est il passé ? Pourquoi cette dégringolade ?

C'est ça qui est extraordinaire, rien de bien méchant.
Altice a publié des résultats un peu faiblard avec des profits en hausse de 4%.
Mais voilà, Patrick Drahi nous avait vendu du rêve, la grande aventure !
Petit rappel : il a constitué à la vitesse de l'éclair un géant mondial des télécoms en rachetant à coup d'endettement SFR, mais aussi de très gros acteurs aux États-Unis et au Portugal.
Il a également investit dans les contenus, BFM, L'express, libération, mais aussi la ligue anglaise de football rachetée à prix d'or.

À la clé : un géant mondial et une énorme dette de 50 Milliards d'euros à rembourser. Comment ? Justement, en laissant opérer la magie "Drahi".
C'est d'abord une vision. Marier les télécoms et les contenus. Ainsi SFR (par exemple) sera irrésistible avec du football et des médias.
Et puis, Patrick Drahi, c'est une gestion au cordeau, on réduit les coûts au maximum pour faire grimper les profits.

Sauf que les résultats tardent à venir. Pourquoi ?

D'abord, sur le mariage des contenus et des tuyaux. C'est très compliqué. les droits sportifs sont tellement chers qu'ils sont impossibles à rentabiliser, sauf à les partager avec d'autres, mais alors vous perdrez l'exclusivité.
Du coup, d'ailleurs, maintenant, ce sont les Gafa (Google, Amazon, Facebook et Apple) qui sont à l'offensive sur ces droits sportifs.
Quant à la gestion, là aussi, ce métiers d'opérateurs télécoms est très compliqué. D'abord, il est très concurrentiel. Tout le monde fait des promos, en permanence.
Et puis, bâtir un réseau est très couteux. Il faut creuser des tranchées, négocier avec les syndics dans les immeubles....etc

Attention, on ne va pas enterrer le groupe de Patrick Drahi.
Mais, on voit bien les difficultés de ce métier et on comprend les inquiétudes de la Bourse vis-à-vis d'un groupe qui se coltine une dette de 50 milliards d'euros.