27 avril 1969, la démission du général de Gaulle

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Aujourd'hui dans l'histoire est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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Chaque matin, Franck Ferrand nous fait revivre l'histoire à travers les évènements qui ont marqué la date du jour.

Nous sommes le 27 avril 1969,

Le 27 avril 1969, Thomas. C’est le jour ou plutôt la nuit, d’un séisme politique : la démission du général de Gaulle, premier président de la Ve République.

A cause du referendum, c’est ça ?

Mais oui ! Ce 27 avril, les Français ont répondu NON à la question posée par référendum, portant sur une réforme du Sénat et un élargissement des compétences des régions. Or, personne n’est dupe de cette double question ; en vérité, c’est à une troisième que le peuple vient de répondre : celle de la poursuite du mandat présidentiel de De Gaulle. A près de 80 ans, le président de la République a mis son avenir politique entre les mains des Français. S’ils répondent OUI au vote, il restera ; en cas de victoire du NON, il s’en ira. Le vendredi soir, à la télévision, il s’est adressé au Pays en ces termes : "Françaises, Français, vous à qui, si souvent, j’ai parlé de la France, sachez que votre réponse, dimanche, va engager mon destin... Si je suis désavoué par une majorité d’entre vous, ma tâche actuelle de chef de l’Etat deviendra évidemment impossible et je cesserai aussitôt d’exercer mes fonctions". Autres temps, autres mœurs...

Et c’est donc NON ?

52,4% pour le NON, 47,6% pour le OUI. Comme prévu, le Général annonce vers minuit sa démission, par communiqué, depuis Colombey-les-Deux-Eglises où il s’était retranché : "Je cesse d’exercer mes fonctions de président de la République. Cette décision prend effet aujourd’hui, à midi".. Comme le prévoit la Constitution, c’est le président du Sénat, Alain Poher, qui va dès lors assurer l’intérim. Le 15 juin suivant, Georges Pompidou sera élu président de la république. Mais ça, c’est une autre histoire…

Et l’histoire, on la retrouve à 14 heures, sur Europe1. 

Nous évoquerons le fils unique de Napoléon Ier, celui que Rostand a appelé l’Aiglon.