Une suite au film Dofus ? "On n’a pas fait tout ça pour s’arrêter maintenant"

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Une suite au film Dofus ? "On n’a pas fait tout ça pour s’arrêter maintenant"
Au fil des années une très importante communauté s’est formée autour du jeu. Un premier film d'animation est sorti en février 2016.@ DENIS CHARLET / AFP
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Surfant sur le succès de leur jeu en ligne, les studios français Ankama ont sorti en février un premier film d'animation, et envisagent plusieurs suites.

INTERVIEW

"Une belle aventure humaine", c’est ainsi que Laetitia Jaeck qualifie Ankama Games, sixième société de jeux vidéo en France, à l’origine du célèbre jeu de rôle en ligne Dofus. Cette directrice générale adjointe rappelle que ce jeu, sorti en 2004, est né de l’ambition de trois associés d’une web agency d'abord spécialisée dans la publicité en ligne.

Communauté de fans. "En dehors de leurs heures de travail, jour et nuit, et plutôt la nuit, ils ont eu ce projet de développer un jeu en ligne", un projet novateur à une époque ou le haut débit n’existe pas encore. "Ce qui a permis que ça fonctionne très vite - qu’ils réunissent une communauté de 400.000 joueurs en moins d’un an -, c’est le fait qu’ils partageaient avec leurs fans leurs histoires, leurs expériences, la façon dont le jeu se créait", explique la responsable au micro d’EcoSystème sur Europe 1. "Lorsqu’ils créaient une nouvelle histoire ou un nouveau personnage dans le jeu, ils expliquaient à leurs fans la façon dont ça c’était passé."

Au fil des années une très importante communauté s’est formée autour du jeu. "Il y a des contacts qui se créent à travers l’ordinateur, mais aussi à travers tous les événements que nous organisons", note Laetitia Jaeck qui évoque "de nombreux mariages", et même des "bébés Dofus".

Une trilogie au cinéma. En février 2016 l’aventure se poursuit sur grand écran avec le film d’animation Dofus, livre 1 : Julith, réalisé à Roubaix. Néanmoins le film se retrouve très loin, en terme d’entrées, des moyennes réalisées par les géants du secteur comme Dreamworks ou Disney. Pour autant, Laetitia Jaeck refuse de parler d’ "échec commercial" : "On se positionne comme tous les films d’animation français […] autour de 100.000 entrées." Elle l’assure, "ce n’est que le début, on n’a pas fait tout ça pour s’arrêter maintenant", et évoque une suite, probablement sous la forme d’une trilogie.