Ryanair a versé la somme due, levée de la saisie

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Ryanair a versé la somme due, levée de la saisie
Un Boeing 737 avait été saisi jeudi à l'aéroport de Bordeaux-Mérignac. (Photo d'illustration)@ AFP
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Un avion de la compagnie aérienne avait été saisi à Bordeaux par l'Aviation civile, après plusieurs mises en demeure pour rembourser des subventions. 

Ryanair a versé vendredi les 525.000 euros qui lui étaient réclamés en remboursement de subventions jugées illégales et a pu récupérer son avion saisi la veille, a indiqué la Direction générale de l'Aviation civile.

"La saisie a été levée à 12h30" ce qui signifie que la somme réclamée à Ryanair "a été versée et que la compagnie a récupéré son avion", un Boeing 737 saisi jeudi à l'aéroport de Bordeaux-Mérignac, a indiqué un porte-parole de la DGAC. Ryanair n'avait pas réagi en milieu d'après-midi. L'avion, dont la valeur au prix catalogue est de 98 millions de dollars, a été immobilisé pour contraindre la compagnie aérienne à rembourser des aides versées dans le cadre de l'activité de la compagnie sur l'aéroport d'Angoulême de 2008 à 2009.

Des aides jugées illégales en 2014. Ces aides avaient été jugées illégales par la Commission européenne en juillet 2014. Le président du syndicat mixte des aéroports de Charente, Didier Villat, a confirmé le paiement. "Ils ont payé, on est contents. Ils ont tenté de négocier. Ils nous devaient 525.585,05 euros, ils ont payé 524.907,80, somme arrêtée le 15 septembre 2018" qui ne prenait donc pas en compte les intérêts courant depuis, a-t-il expliqué. "Quelle mesquinerie, mais on ne fera pas appel", a-t-il ajouté en souriant. "Je suis content", a-t-il affirmé, "content d'être dans la peau du petit qui fait valoir le droit".

Un deuxième contentieux. Ryanair avait au départ remboursé la moitié des subventions (plus de 900.000 euros en tout) mais avait refusé de payer les 525.000 euros restants en invoquant une "rupture de contrat" en 2010, un deuxième contentieux qui fait l'objet d'une action parallèle en justice entre les deux parties, selon Didier Villat.