Comment financer le reste à charge sur les remboursements des frais dentaires et auditifs ?

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La promesse d'un possible remboursement intégral d'ici 2022 des soins dentaires, auditifs et des lunettes, confirmée mardi par le gouvernement, laisse en suspens la question du financement d'une telle mesure.

D’ici la fin du quinquennat, tous les Français auront accès à des offres sans aucun reste à charge pour les lunettes, les soins dentaires et les aides auditives. C'est ce qui a été promis mardi par le Premier ministre Édouard Philippe dans son discours de politique générale, confirmant une promesse de campagne d'Emmanuel Macron en matière de santé.

4,5 milliards. Une promesse qui devrait coûter cher aux complémentaires santé : presque 4,5 milliards d'euros par an. Le gouvernement a annoncé qu'il n'y aurait pas de hausse des tarifs de mutuelle, mais pour l'heure aucun détail n'a été évoqué par le ministère de la Santé sur la manière dont cette mesure sera financée.

Une plus grande mise en concurrence. Pendant la campagne, Emmanuel Macron avait évoqué une plus grande mise en concurrence des acteurs pour faire baisser les prix. Mais pour Thierry Beaudet, le président de la Mutualité française, c'est une fausse bonne idée. Il est d'accord pour faire un effort mais il demande aux professionnels comme les opticiens de diminuer leurs prix. "Pour que ce soit le plus neutre possible pour les Français en matière de cotisations, il va falloir donner aux mutuelles la possibilité de dialoguer avec les professionnels de santé pour s'accorder sur le prix des lunettes, des prothèses dentaires, des prothèses auditives. C'est une nécessité", plaide-t-il.

Tout reste à construire. Autre impératif : définir ce dont on parle. Par exemple, pour les lunettes, savoir si le zéro reste à charge concerne uniquement les verres ou également les montures. Et si oui, savoir quel type de monture est concerné. Le Premier ministre a pour l'instant posé un principe mais tout reste à construire.