Qui est Fil Filipov, le repreneur bulgare de l'entreprise TIM ?

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L'industriel bulgare Fil Filipov est officiellement le nouveau patron de l'entreprise TIM, près de Dunkerque. Un homme de poigne, déterminé, et peu connu en France.

Les salariés de l'entreprise TIM, qui fabrique des cabines d'engins de chantier près de Dunkerque, sont soulagés. Ils étaient menacés de liquidation judiciaire, mais le tribunal de commerce de Lille a désigné la société Atlas comme repreneur. Une offre de dernière minute qui permet à la moitié des cadres et l'intégralité des ouvriers de garder leur emploi

Des promesses alléchantes pour les salariés. Le propriétaire nouveau, Fil Filipov un industriel bulgare, mène depuis quelques jours une opération de séduction auprès des salariés. L'homme d'affaires de 70 ans a promis de les augmenter de 100 euros par mois, une fois à la tête de l'usine. Puis il a ajouté, en parlant des cadres : "Je vais les mettre derrière les machines, ils vont comprendre ce qu'est le travail", rapporte un salarié. 

L'Etat et la région accordent leur confiance. Fil Filipov est peu connu en France. À tel point que Bercy a mené une enquête cette semaine pour en savoir plus sur cet homme de poigne. Selon une source proche du ministère, son offre de reprise apparaît comme une démarche de redressement sincère. En d'autres termes, Fil Filipov n'est pas là pour faire de la casse sociale. L'Etat a donc mis la main à la poche à hauteur de 2 millions d'euros remboursables pour faciliter la reprise de l'usine. La région Hauts-de-France, elle, a mis sur la table 3,5 millions d'euros. Son président Xavier Bertrand n'a pas hésité une seule seconde à aider l'homme d'affaires bulgare. "Monsieur Filipov n'est pas un industriel comme les autres, mais ce qui nous importe, c'est que ce soit un vrai manager, qui ait une vision pour l'entreprise. Qui, en plus des cabines, veut fabriquer des nacelles. Cet argent que l'on avance - je sais que c'est beaucoup - il est investi pour l'emploi", affirme l'élu LR.

Pour redresser TIM, qui perd près d'un million d'euros par mois, Fil Filipov va devoir agir vite. Et il le sait. "Agir vite, ça je sais faire", confie-t-il à La Voix du Nord. "Ce n’est pas pour rien qu’on me surnomme le TGV ! "