Permis de conduire : vers une privatisation partielle

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Permis de conduire : vers une privatisation partielle
La loi Macron vise à raccourcir les délais d'attente au permis de conduire.@ REUTERS
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Le projet de loi Macron prévoit de recourir au privé pour faire passer le code et réduire le temps d'attente.

Le projet de loi Macron est présenté mercredi matin en Conseil des ministres. Outre la question du travail du dimanche, qui fait beaucoup parler, le texte prévoit une mesure sur les permis de conduire. Le but : raccourcir les délais pour passer son permis, et donc réduire les coûts. Le moyen : engager des salariés du privé pour faire passer l'examen du code et l'épreuve pratique du permis poids lourd.

200 euros par mois d'économie.  Aujourd'hui, ce sont des fonctionnaires de l'Etat qui assurent cette mission. Mais l'objectif est de permettre à ces inspecteurs publics de se concentrer sur l'épreuve pratique du permis voiture. Et donc de réduire les délais entre le moment où le candidat termine sa formation et où il passe le permis.

Aujourd'hui, le délai moyen est de trois mois, et cela grimpe jusqu'à cinq mois dans certains départements, notamment l'Ile de France. Or, ce délai renchérit le coût du permis de conduire : il faut payer plus d'heures pour se maintenir à niveau jusqu'au moment où on passe le permis. Chaque mois de délai gagné permet de réaliser en moyenne 200 euros d'économies.

170.000 places dégagées. Pour éviter l'inflation des prix de ces prestations qui passent au privé, la loi doit encadrer les frais, qui seront ensuite règlementés par décret. Les services d'Emmanuel Macron ont fait le calcul : cette mesure doit permettre de dégager, en année pleine, 170.000 places d'examen au permis B.